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 [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]

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MessageSujet: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 20:44

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Rien ne semblait aussi simple que ce qu'elle avait pu s'imaginer. Lorsqu'elle avait pris la décision de quitter le temple et de se rendre à Paris à la recherche d'une éventuelle autre phénix, Lou s'était dit que ça allait être long de la trouver car elle aussi devait probablement bien se cacher. Mais elle s'était imaginé que l'autre survivante comprendrait rapidement l'importance qu'elle avait et qu'elle accepterait de venir se mettre à l'abri avec elle, afin d'être protégée par les dragons et de pouvoir assurer la survie de l'espèce. Mais finalement, tout allait de travers. La phénix en question ne se cachait pas du tout et Lou l'avait rapidement trouvé pour ensuite s'en prendre plein la tête. La jeune femme qu'elle avait retrouvé préférait visiblement mettre en avant ses intérêts personnels, son bien-être et sa propre famille, plutôt que de penser à la survie des siens.

Lou marchait dans Paris. C'était les seuls moments où elle réussissait à réfléchir un tant soit peu.  Tout s'embrouillait en elle, elle ne savait plus vraiment quoi faire. Et elle détestait cette situation. Elle ne s'était pas sentie aussi désemparée depuis bien longtemps. Luna, elle, avait préféré regarder un film à la télévision. Elle aimait toutes ces nouvelles technologies, ça l'amusait. Mais marcher faisait du bien à Louane. Arrivée dans une petite ruelle étroite, elle s'arrêta et s'observa dans la vitrine d'une boutique vide et abandonnée. Elle portait encore un de ces shorts en jean qu'elle avait découvert récemment et qu'elle aimait tant, avec un long tee-shirt surmonté d'un gilet en laine beige. Ses longs cheveux blonds lui descendaient dans le bas du dos et ses yeux bleus reflétaient une nostalgie intense et persistante. A quel moment avait-elle, de son côté, oublié son bien-être et son bonheur personnel afin de se consacrer à la survie et à la protection des siens ? Après tout, Leah réussissait bien à faire ce qu'elle voulait de sa vie elle ! Et en plus, elle était capable de faire des enfants ! Lou glissa les mains dans ses poches et donna un coup de pied dans un caillou. Ce n'est pas parce qu'on a plus de 500 ans qu'on n'a pas le droit de se sentir frustrée et un tantinet jalouse, n'est-ce pas ?

La phénix secoua la tête. Après tout, ce n'était pas une question de choix. Elle n'avait pas le choix. C'était son devoir, plutôt que de s’inquiéter de ce qui aurait du être, il fallait qu'elle pense à ce qui était ! Entre autre, le fait qu'il se passait quelque chose de vraiment étrange lorsqu'elle se trouvait en présence de Leah. Ce n'était pas comme avec tous les autres phénix.

Plongée dans ses pensées, Lou poussa la porte du seul petit commerce de la rue faisant ainsi bouger le petit carillon qui sonna agréablement. La vitrine poussiéreuse semblait proposer quelques bouquins mais rien de bien extraordinaire. Elle referma la porte derrière elle et huma l'air, profitant de cette odeur de vieux livres qu'elle aimait beaucoup. Sans être une grande lectrice, elle avait toujours aimé les librairies, ces endroits apaisant où l'on trouve des informations sur tout et n'importe quoi. Lou fit face à l'intérieur de la boutique et haussa un sourcil de surprise. C'était beaucoup plus grand que ce qu'elle s'était imaginé de l'extérieur. Une dizaine de rayons d'étagères proposaient des milliers de livres en tout genre. Elle avança et passa la main sur la reliure de certains d'entre eux. Quelques uns étaient tellement vieux qu'elle n'en avait jamais entendu parler alors que d'autres semblaient avoir été publiés la semaine précédente. Le sol était poussiéreux mais les livres étaient parfaitement rangés. Certains étaient même enfermés dans une vitrine. Plusieurs échelles proposaient de grimper en haut des étagères.

Lou continua de parcourir l'endroit. Elle ne savait pas ce qui l'avait conduit à entrer ici, mais l'endroit lui plaisait beaucoup. Sourire aux lèvres, elle rit légèrement en imaginant les dégâts si elle venait, par malheur, à s'enflammer. Elle arriva alors au bout du rayon qu'elle parcourait et leva les yeux vers le fond de la boutique. Un petit comptoir servait probablement de caisse. Des traces de café sur le bois laissaient imaginer les longues heures que passaient le propriétaire des lieux à lire ici. Un esprit escalier sur le côté semblait monter vers un appartement au-dessus. Et enfin, une pote derrière le comptoir menait probablement à une petite cour intérieur. Lou n'eut que quelques secondes pour observer les lieux car cette porte s'ouvrit pour laisser place à un homme qui entra de dos pour pousser la porte, tout en portant un gros cartons qui contenait très certainement des livres. Une fois entré, il se retourna et fit face à Lou, commençant sa phrase pour accueillir sa cliente, puisqu'il avait fort probablement entendu le carillon sonner lorsqu'elle était entrée :

« Je peux vous aid... »

Mais à l'instant précis où leurs yeux se croisèrent, Lou sentit son cœur s'arrêter une fraction de seconde. A des milliers de kilomètres de là, sa flamme se déchaîna d'un coup. A quelques kilomètres, Luna se leva du canapé, réagissant au choc. Mais Louane, elle, ne bouge pas d'un pouce. Une main toujours posée sur la reliure d'un livre, elle fixait le libraire. Elle cligna enfin des yeux pour se remettre du choc. Ce ne pouvait pas être vrai. C'était tout simplement impossible. Car l'homme qui se trouvait face à elle ressemblait trait pour trait au Stefan qu'elle avait connu 500 ans plus tôt. Elle connaissait ce visage par cœur. Mais sa raison lui disait que tout cela n'était pas possible. Un sosie. Ce ne pouvait être que ça. Et il ne fallait pas que ses sentiments l’envahissent. Il ne fallait surtout pas.

Lou déglutit avec difficulté et se redressa pour donner une impression de maîtrise, retirant la main du rayon. Pourtant, sa curiosité l'importa et elle refusa de fuir en courant. Son coeur battait la chamade alors qu’elle se répétait que ce n'était pas possible. Se mordant la lèvre, elle joua la prudence et prit un air détaché, faisant mine qu'elle cherchait un livre :

« Oui. Je cherche un livre. Un documentaire plus précisément. »

Au fond d'elle, elle savait qu'elle se faisait du mal. Elle le savait. Stefan était mort, elle l'avait vu. Alors ce n’était pas lui. Mais la ressemblance était tellement forte ! Peut-être était-ce un de ses descendants ? Se tournant vers les livres, elle passa de nouveau la main, délicatement, sur les reliure, en ajoutant, sur un ton plus bas et sur un air peu sûr !

« Sur l'histoire de la boîte à musique... »


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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:01



Et moi je t'aime un peu plus fort...


Stefan venait de rentrer d'un de ses grands voyages en quête de nouveauté pour sa librairie et celui-ci avait été particulièrement fructueux puisqu'il avait déniché un livre en Italie, son pays d'origine, qu'il cherchait depuis des années.

Sa librairie était située dans une petite rue annexe au centre-ville de Paris, elle y était le seul commerce ouvert, les autres avaient fermé depuis bien longtemps et avaient été laissés à l'abandon. De l'extérieur, elle ne conviée pas vraiment à entrer, la vitrine était poussiéreuse et il ne s'y trouvait que quelques livres par ci par là, rien d'extraordinaire. Mais l'intérieur était beaucoup plus chaleureux, des rangés de livre immense contenant des livres venant de toutes horizons, les plus précieux étaient gardés dans des vitrines, c'était souvent les plus anciens. En plus de 400 ans on en amasse des bouquins. Les livres dégageaient une douce odeur de papier vieillit et à celle-ci se mélangeait une fragrance de café. La lumière qui pénétrait dans la boutique était douce et légèrement verte du fait des nombreuses plantes qui se trouvaient devant les immenses bais vitrées. Au fond de la boutique se trouvait un bureau qui servait à Stefan de comptoir, il y passait des heures à lire ses nouvelles trouvailles et à engloutir des litres de café. Derrière ce bureau il y avait une porte qui débouchait sur une cour extérieure, l'été il y mettait des tables et des chaises pour que sa clientèle puisse profiter du beau temps tout en consultant des livres. L'escalier derrière le comptoir menait à son appartement.

Ce matin-là il faisait beau, Stefan ouvra la librairie et s'attelât à la mise en rayon de nouveaux livres, faisant des allers-retours entre la réserve qui se situait dans l'arrière-cour et la librairie. Il ramena un nouveau carton plein à craquer quand il entendit le carillon de la porte sonner, lui indiquant la venue d'un nouveau client. Ses bras étant chargé, il poussa la porte avec son dos et se retourna, machinalement avant même d'avoir levé les yeux sur le nouveau venu il proposa son aide :

" - Je peux vous aid..."

Quand il croisa le regard de la belle blonde qui venait d'entrer, il manquât de laisser tomber son carton. Il venait de se prendre un coup en plein dans l'estomac, il en avait le souffle coupé, sous le choc, car cette nouvelle cliente, même s’il avait beau essayé de se convaincre intérieurement que ce n'était pas elle, elle ressemblait trait pour trait à Luna, mais cela était impossible, elle était morte depuis bien longtemps. Certes il ne l'avait pas revu depuis leur séparation il y a 500 ans, malgré tous ses efforts et ses recherches, mais elle était humaine et l'âge avait eu raison d'elle.  Peut-être qu'il s'agissait d'une de ses descendantes ou bien un sosie, c'est surement ça, ça ne pouvait être que ça. Heureusement que ce jour-là le soleil était de la partie et que Stefan avait ses lunettes de soleil fixées sur le nez, car en ce moment même son regard était celui d'une personne qui venait de voir un revenant.

Stefan essaya de se remettre du choc qui venait de le propulser 500 ans en arrière. La jeune blonde face à lui ne semblait pas avoir remarqué le malaise qu'avait provoqué sa présence.

" - Oui. Je cherche un livre. Un documentaire plus précisément."

Elle baissa les yeux et d'un ton plus bas elle ajouta :

" - Sur l'histoire de la boite à musique..."

A ces paroles, quelque chose se déchira au fond de lui, rouvrant de profondes blessures, son cœur c'était arrêté pendant une fraction de seconde, mais il ne fit rien paraitre et la conduisit au rayon où elle trouverait ce qu'elle cherchait. Sachant qu'elle n'était jamais venue dans sa boutique il lui indiquât qu'elle pouvait s'installer à une table pour lire tranquillement et que si elle le désirait il pouvait lui apporter un café.

Il retourna dans la réserve pour pouvoir s'isoler et reprendre ses esprits, mais tous se bousculât dans sa tête, de vieux souvenir que le temps n'avait pas altéré lui revinrent en pleine gueule comme une claque. Une boite à musique bleu orné de magnifique phénix, Luna riant aux éclats tournant autour de lui et ses hurlements quand elle l'avait cru mort. Son point s'enfonça dans le mur de la remise et y laissa un trou. Cette rencontre était comme un coup de poignard en plein cœur, il la voyait, il aurait pu la toucher, la prendre dans ses bras, comme il y rêvait si souvent, mais savais pertinemment que ça ne pouvait être elle.

Il fallait qu'il lui demande, il fallait qu'il sache, qu'il en ai le cœur nette. Comme une furie il retourna dans la boutique et la chercha mais celle-ci avait disparu elle était partie. Stefan commença à se demander s’il n'avait pas halluciné, mais le livre qu'elle avait consulté était encore la sur la table.

Maintenant il ne pouvait qu'espérer qu'elle revienne...
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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:09

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Elle le savait. Louane savait qu'elle n'aurait pas du rentrer dans ses propres souvenirs comme cela. Elle savait qu'elle en souffrirait. Elle savait qu'elle aurait mal. Elle savait que lorsque les souvenirs refaisaient surface, ce n'était jamais simple de les effacer de nouveau. Elle le savait et pourtant, elle n'avait pas pu s'empêcher d'espérer. Cinq cent ans. Cela faisait cinq cent ans qu'elle espérait encore et encore au fond d'elle. Alors que toute ça raison et tout son bon sens lui disaient qu'il était temps d'abandonner. Il était temps, depuis bien longtemps, d'abandonner l'espoir de revoir ceux qui avaient disparus. Parce que justement, ils avaient disparus ! Sa mère, son père, sa sœur, ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousins, ses voisins, et Stefan… Ces gens étaient morts depuis des centaines d'années et il fallait absolument qu'elle fasse son deuil. Alors pourquoi avait-elle laissé son coeur s'imaginer une seule seconde que le jeune homme face à elle puisse être Stefan ? Pourquoi pouvait-elle, en cet instant précis, sentir chaque battement de son coeur, chaque millilitre de sang circuler dans chaque veine, chaque capillaire ? Pourquoi se sentait-elle à la fois si vivante et si mourante là, maintenant, tout de suite, face à cet homme qui ressemblait trait pour trait à celui qu'elle avait aimé et qui ne le lui avait jamais rendu ?

Lou secoua doucement la tête en restant fixée sur les reliures des bouquins. Elle s'obligeait à rester concentrer sur ces fichus livres. Il ne fallait pas qu'elle paraisse suspecte. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait la sensation qu'il fallait qu'elle garde ce qu'elle ressentait pour elle. Elle n'avait jamais parlé de Stefan. Les seuls personnes à connaître l'existence de Stefan étaient les gens de sa famille et ils étaient tous morts, sans exception, depuis bien longtemps. Alors personne ne le connaissait, personne ne pouvait comprendre ce qu'elle ressentait en cet instant précis. Personne ne pourrait la consoler et de toute façon, personne ne voudrait le faire. Parce que Lou devait aider les autres. Lou devait soutenir le poids de toute son espèce sur ses épaules. Lou n'avait pas le droit de se plaindre. Lou ne devait pas ressentir des sentiments parce que si elle faisait, cela pourrait l'empêcher de mener à bien ses missions, cela pourrait l'empêcher de s'occuper correctement des siens. Et en ce moment précis, elle avait une mission importante, ramener une phénix au temple. Elle ne devait pas, elle ne pouvait pas, s'écarter du droit chemin pour un simple jeune homme qui ressemblait à un vague souvenir, à un fantôme d'antan…

Et elle aurait du en rester là. Parce que comme sa raison lui avait prédit, l'homme en question ne broncha pas quand Lou lui demanda un livre sur les boîtes à musique. Elle aurait du s'en douter. Il devait la prendre pour une folle. Franchement qui voulait acheter un livre pareil ? Cependant, très professionnel, malgré ses lunettes de soleil gardées à l'intérieur, il la conduisit dans le rayon approprié. Louane fut quelque peu étonnée qu'un bouquin pareil puisse exister mais après tout, pourquoi pas. Quand même curieuse, elle prit le livre et s'installa à une table puis ouvrit le bouquin mais impossible de lire quoi que ce soit, son esprit était ailleurs. Elle tentait de regarder le propriétaire du magasin à travers les rayons. Non, son coeur ne pouvait accepter pareil ressemblance, c'était presque criminel. Pourtant, autant de temps plus tard, cela pouvait être probable non ? Non vraiment pas. Son coeur le refusait ! Il n'y avait pas que son physique. Sa voix. Louane aurait pu la reconnaître entre mille ! Et puis il commençait à se comporter de façon étrange. Il était parti s'isoler. Quel vendeur laisserait un client seul dans sa boutique ? Elle aurait pu voler n'importe quoi. Il était évident qu'il n'était pas dans son état normal. Serait-ce possible que…. ?

Louane commençait à suffoquer. Elle se leva d'un bond et sortit de la boutique en courant. Elle ne pouvait pas, elle n'avait pas le droit. Elle n'avait pas le droit de sortir du droit chemin, elle n'avait pas le droit de se donner autant d'espoir. Elle allait en souffrir. Elle allait en souffrir et elle le savait. Pourtant, arrivée au milieu de la rue. Elle ne put s'empêcher de s'arrêter et de faire demi-tour. C'était comme si elle ne contrôlait pas ses gestes. Il fallait qu'elle sache. Il le fallait….

La jolie blonde rentra de nouveau dans la boutique. Elle se retrouva alors face à face avec lui. Mais elle perdit toute sa conviction et son courage. Elle rougit même. Alors elle baissa les yeux. La gamine frivole qu'elle avait été autrefois, complètement amoureuse, reprenait le dessus et la sagesse de la phénix venait de disparaître en une fraction de seconde. Elle s'éclaircit la gorge et récupéra le bouquin sur la table :

« Je vais vous le prendre. »

Se dirigeant vers le comptoir, elle sentit ses membres trembler alors qu'elle sortait de sa poche une carte bleue :

« Je vous dois combien ? »

Pourquoi ? Pourquoi ne réussissait-elle pas à lui demander simplement qui il était ? Si la logique l'emportait, ça ne pouvait être Stefan. Alors, elle serait débarrassée de cela et elle pourrait continuer sa route tranquillement. Oui mais voilà, son coeur et son âme refusaient que ce ne soit pas lui. Parce que au fond d'elle, elle en mourrait d'envie. Mais ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible. Toute en se mordant la lèvre et en payant le bouquin, elle insista, prête à gagner du temps. Parce qu'au fond, même si ce n'était pas lui, elle adorait sentir l'adrénaline remplir chacune de ses veines…

« C'est une très jolie boutique que vous avez ! Ca fait longtemps que vous travaillez ici ? »


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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:12



Et moi je t'aime un peu plus fort...


Stefan ne savait pas quoi faire, il tournait en rond dans la librairie comme un lion en cage. Il n'arrivait pas à détacher son esprit de l'image de la jeune blonde qui avait disparu, il en venait même à se demander s’il n'avait pas rêvé tout ce qui venait de se passer, physiquement elle ressemblait traits pour traits à son amie qu'il avait perdu il y a plus de 500ans, mais il n'y avait pas que cette ressemblance physique qui était troublante, sa voix aussi et sa manière de se mouvoir. Il ne voulait pas y croire, il ne voulait pas souffrir, mais en soit il n'avait jamais renoncé à la chercher même s’il s'était convaincu qu'il ne la retrouverait jamais et s'était forgé une carapace autour du cœur. Lors de tous ses voyages aux quatre coins du monde pour trouver des livres, quand il voyait de dos une chevelure blonde au coin d'une rue ou derrière une rangée de livre, son cœur ne pouvait s'empêcher de faire un bon dans sa poitrine, puis l'adrénaline retombait quand l'inconnue se retournait et qu’il ne pouvait que constatait qu’il ne s’agissait pas de Luna.

C'est vrai même s’il la pensait humaine lui était bien devenu un loup garou et en plus de ça avec du sang de sorcier alors pourquoi pas elle...

Il continuât ses allers retours dans la boutique allant du comptoir à la porte. Quand tout un coup la sonnette tinta, il leva les yeux et se retrouva tête-à-tête avec elle. Elle était revenue, il n'avait pas halluciné, elle se tenait là juste devant lui. A travers ses lunettes, il la fixait droit dans les yeux, comme intimidé elle baissa les yeux et rougit. Stefan eu un sourire en coin s'était tous Luna, il ne manquait plus qu'elle se morde la lèvre inférieure.

Elle fit un pas de côté et attrapa le livre qu'elle avait laissé sur la table :

"- Je vais vous le prendre." Dit-elle tout en se dirigeant vers le comptoir.

Stefan lui emboitât le pas, il ne put s'empêcher de l'observé. Elle avait un pas hésitant et il aurait même juré avoir vu sa main légèrement trembler quand elle avait sorti sa carte bleu de son sac. Il passa derrière le comptoir sans un mot.

"- Je vous dois combien?"

"- 22,50€." Dit-il tout en lui tendant la machine à carte bleu pour qu'elle puisse régler.

Il fallait qu'il lui demande avant qu'elle ne s’échappe encore. Mais comment faire ? Hey salut moi c'est Stefan, tu vas peut être me prendre pour un dingue mais qu'est-ce que tu faisais il y a 500ans ? Il pouffât intérieurement, cette idée était vraiment absurde. Il fallait qu'il réfléchisse, qu'il trouve quelque chose et rapidement ou sinon elle risquait de disparaître et de ne jamais revenir vu l'accueil qu'il lui avait fait, elle devait déjà sans doute le prendre pour un fou. Pourtant, celle-ci n'avait pas l'air d'avoir envie de partir, comme si elle attendait quelque chose.

"- C'est une très jolie boutique que vous avez ! Ça fait longtemps que vous travaillez ici ?"

Stefan la regarda un sourire moqueur sur les lèvres.

"- Merci beaucoup, je suis ravi qu'elle vous plaise et disons que ça fait un certain temps qu'elle fait partie de ma vie."

Un éclair traversa son regard, il avait trouvé le moyen d'être fixé sur l'identité de cette jeune femme.

"- Si vous aimez les boites à musique j'ai peut-être quelque chose à vous montrer qui pourrait vous intéresser. Attendez-moi je reviens de suite."

Il grimpa quatre à quatre les marches de l'escalier qui se trouvait derrière son comptoir et redescendit avec entre ses bras une boite en carton qui contenait une magnifique boite à musique bleu, ornementée de splendides phénix. Il la tendit à sa cliente.

"- J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux..."
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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:13

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Tout était tellement mélangé en elle. C'était vraiment dérangeant. Elle n'arrivait pas à savoir ce qu'elle voulait. Elle était comme séparée en deux en elle-même. Pas comme d'habitude où elle et Luna, son double, n'avait pas les mêmes idées et qu'elle se sentait tiraillée. Non, cette fois, c'était bien en elle que se passait le dilemme. C'était bien en elle que ce déchirement était en train de se faire ressentir. Les souvenirs, les idées, les fantasmes, les sentiments d'antan, tout cela refaisait doucement surface et la jeune fille qu'elle avait été tentait désespérément de prendre la place pour laisser tout ce qu'elle avait vécu, tout ce qu'elle avait aimé vivre, reprendre le dessus. Elle aurait tant aimé pouvoir se laisser aller, elle aurait tant aimé sourire, devenir maligne. Et oh combien elle aurait aimé pouvoir se replonger à corps perdu dans le jeu... Mais une autre partie d'elle refusait cela. Cette partie, sa conscience, son expérience, lui criait de faire demi tour. Elle se devait d'effacer ces souvenirs qui remontaient à la surface, ces souvenirs qui l'empêcheraient de travailler correctement, tout ce qui lui mettrait des bâtons dans les roues pour ses missions. Parce que peu importait ce qu'elle voulait, peu importait ses désirs, Louane ne pouvait pas se laisser aller. A vrai dire, elle n'en avait pas le droit. Elle se devait de redresser la tête. Elle avait tout le poids de son espèce à porter sur les épaules. Parce que depuis si longtemps, ils dépendaient d'elle. Elle avait beau avoir retrouver d'autre femme de son espèce, elle savait que ce n'était pas une solution toute prête au problème. Parce que ces femmes là avaient bien décidé de garder leurs vies rien que pour elle et au final, plus elle y pensait, plus Lou savait qu'elles avaient raison. Car elle aurait aimé être dans leur cas. Alors non, Lou n'avait pas de solution. Lorsqu'elle était petite, tout paraissait si simple. Elle n'avait pas à penser à tout cela. Quand elle était petite, elle n'aurait jamais imaginé en être là un jour. Elle s'imaginait être à jamais la princesse de ses parents, la grande sœur de sa petite Louane. Et puis voilà. Voilà où elle en était. Tout dépendait d'elle alors qu'elle n'avait demandé cela. Elle en avait même changé de prénom, comme pour changer de personnalité, comme pour s'avouer à elle même qu'elle ne serait plus jamais la même.

Revenant au moment présent, Lou échappa un soupir. Elle détestait se replonger dans ses souvenirs parce qu'elle savait qu'elle n'en ressortait pas indemne. Elle cligna plusieurs fois des yeux et dû se ressaisir pour récupérer sa carte bleue avant que le pauvre homme face à elle ne finisse par penser qu'elle s'était endormie. Alors voilà, le moment était venu. Le moment était venu pour qu'elle accepte. Oui, elle venait de le décider. Elle venait de décider que c'était terminé. Elle n'y croirait plus. Stefan avait peut être un millier de sosie sur Terre, ça ne changerait rien. Il ne reviendrait pas à la vie. Jamais. Et elle avait décidé de l'accepter. Son ventre était serré, son cœur battait uniquement pou sa survie et elle sut en cet instant présent qu'elle ne serait jamais réellement heureuse. Mais elle l'acceptait. Il le fallait. Il le fallait parce que beaucoup d'autres personnes dépendaient d'elle. Alors voilà. En cet instant précis, Lou décida qu'elle allait prendre ce livre, sortir de cette boutique, et ne plus jamais y mettre les pieds. Parce que pour ne plus voir un objet, c'était beaucoup plus facile de l'enfermer à double tour dans un coffre pour être certain de ne plus retomber dessus. Le problème c'était de trouver le bon coffre pour enfermer son cœur... Mais il était temps. Elle avait tant de fois essayé de tourner la page, c'était maintenant ou jamais. Stefan ne reviendrait plus. Stefan ne reviendrait plus. Stefan ne reviendrait plus...

Lou fit un pas en arrière, prête à partir. Et cela ne signifiait pas uniquement quitter la boutique, cela signifiait qu'elle allait aussi enfermer son cœur à double tour, pour toujours. Oublier son enfance, oublier sa famille, oublier le jeu, oublier Stefan. Mais le destin n'avait jamais aimé la laisser tranquille. Le destin était comme elle, joueur. Alors le destin décida de faire parler son interlocuteur. Cette voix, cette voix qui était tellement semblable à celle de l'homme qu'elle avait tant aimé. Il avoua tenir la boutique depuis longtemps. Mais le terme longtemps pouvait dire tant de choses... Tant... Mais il ne s'arrêta pas là. Non. Dans le timbre de sa voix, Lou sentit qu'il était pressé. Comme si lui aussi avait envie de lui demander quelques choses... Alors, elle attendit. Elle savait qu'elle ne devait pas cependant. Elle hésita encore et finalement, secoua la tête et se retourna pour partir. Vite Lou, vite. Mais à peine eut-elle le temps de faire un pas qu'il était déjà revenu. Fermant les yeux, elle se retourna, en se mordant la lèvre, prête à s'excuser auprès du jeune homme et à s'enfuir. Il le fallait tellement. Mais non. Le destin... Quand elle se retrouva de nouveau face à lui, ses yeux furent immédiatement attiré sur la boîte bleue. Et tout se passa en une fraction de seconde...

Lou fixa l'objet et son cœur manqua, une fois de plus, un battement. Son sang ne fit qu'un tour et elle ne put détacher ses yeux de la boîte pendant quelques secondes. Le temps avait effacé quelques centimètres de peinture, mais hormis cela, elle était comme lorsque ses parents lui avait offert. Elle aurait reconnue cette boîte unique entre mille. Elle l'avait tant de fois récupérée, tournée entre ses doigts, et puis perdue au jeu. Elle l'avait tant de fois serrée contre elle les nuits où Stefan n'était pas là, attendant impatiemment leur rencontre du lendemain. Le livre s'échappa des bras de Lou et tomba au ralenti. Lentement, il tomba alors que le temps semblait s'être arrêté. Il retomba sur le sol dans un bruit sourd et Lou n'entendit plus rien. Le temps n'avança plus, elle était comme devenue sourde. Cela lui sembla durer des heures mais finalement, elle sortit de sa torpeur quelques secondes plus tard. Alors, Lou se rendit compte qu'elle avait arrêté de respirer et elle reprit difficilement sa respiration. Elle leva alors les yeux sur lui. Cette fois, plus aucun doute, elle était sûre d'elle. Ca ne pouvait être que lui. Sans qu'elle ne le sente, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues en lui brûlant les joues comme si son feu intérieur avait décidé de brûler comme jamais. Lou parcourut les trois pas qui les séparaient. Elle se mordit la lèvre inférieur et tendit ses mains, tremblantes. Elle attrapa délicatement les branches des lunettes qu'il portait et les lui retira puis, tout aussi lentement, elle les posa sur le comptoir à côté d'eux. Elle était passé de l'autre côté de ce comptoir et était à quelques centimètres du jeune homme. Les larmes coulaient toujours mais elles n'étaient pas vraiment douloureuses. Lou se sentait comme lorsqu'on respire trop d'oxygène d'un coup. Elle se sentait euphorique, comme si elle vivait simplement un rêve trop réaliste. Elle plongea le regard dans celui de l'homme auquel elle pensait depuis plus de cinq cent ans. Le jeu voulut reprendre le dessus. Elle voulait le laisser en plan, partir, se sauver, avec la boîte, lancer le cap ou pas cap, REVIVRE ! Mais avant cela, elle ne put retenir son impulsivité. Non. Alors Louane se hissa sur la pointe des pieds et, en un geste sûr, rapide, tendre et fort à la fois, elle glissa la main sur sa nuque et s'empara de ses lèvres. Dans ce baiser, elle passa toute sa rancœur, son attente, sa tristesse, tout ce qu'elle détestait mais surtout, oui surtout, tout cet amour qui explosa au sein de son cœur. Le baiser dura quelques secondes. Elle n'avait absolument aucun doute, c'était Stefan. Elle ne savait pas pourquoi, comment, quand, elle ne comprenait pas comment c'était possible, mais le doute n'était plus là. Alors elle oublia tout, les phœnix, le stress, les mission, le temple, les démons. Elle laissa tout de côté. Elle ne voulait qu'une chose, vivre. Mais par dessus tout, la peur revint. Oui, cette fichue peur qu'elle avait toujours ressentit à cause de Stefan ,cette peur qu'il ne joue pour toujours. Et cette fois, comme toujours, elle décida de jouer avant lui, d'attaquer pour ne pas se faire attaquer. Alors elle attrapa la boîte, laissa le livre par terre, jeta un regard rempli de malice, ses yeux étant plus brillants que jamais et, malgré la nuit tombante, murmura :

« Cap de m'emmener dans ton endroit préféré à Paris ? »


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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:16



Et moi je t'aime un peu plus fort...


Stefan attendit, le regard fixé sur la jeune blonde, attendant une réaction. Il la vie se pétrifier à la vue de la boîte qu’il tenait entre les mains, une fois qu’elle eut aperçut celle-ci elle n’en défit pas son regard. Dans l’esprit de Stefan se fut claire, ça ne faisait aucun doute que cette jeune fille avait déjà vu cette boite, elle ne lui était pas inconnue, ce qui signifiait que ça ne pouvait être qu’elle. Cette fille face à lui, avec ses cheveux blonds et ses magnifiques yeux bleus n’étaient autre que Luna, sa meilleure amie, son âme sœur de toujours.

Le livre qu’elle tenait entre ses bras lui échappât et s’écrasât au sol dans un bruit sourd, mais il ne bougeât pas, il était comme pétrifié et il n’arrivait pas à penser, c’est comme si le temps s’était arrêté dans la boutique. Il n’arrivait pas à détacher son regard de Luna, ça faisait cinq cents ans qu’il ne l’avait pas vu et pratiquement autant de temps qu’il essayait de se convaincre qu’il ne la reverrait plus jamais.

Il avait du mal à respirer, ses poumons étaient en feu, ça devait sans doute être le choc de ses retrouvailles. Certes maintenant il n’y avait plus aucun doute sur l’identité de cette personne, mais même s’il voulait à tout prix que ça soit elle, il s’était toujours convaincu de l’avoir perdu.

Alors qu’il restait toujours aussi immobile telle une statue, Luna s’approchât de lui. Les mains tremblantes, elle lui ôta ses lunettes de soleil et Stefan plongeât son regard dans le siens. Il sentit sa main se poser sur sa nuque, se fut comme une décharge électrique qui lui parcourut tout le corps, il eut même un léger sursaut à ce contact. Ce hissant sur la pointe des pieds elle l’embrassât, il sortit alors de sa léthargie et lui rendit son baiser et posa délicatement ses mains autour de ses hanches pour l’attirer à lui et qu’il n’y ait plus aucun espace qui les sépare. Ce baiser fut comme une injection d’adrénaline pure, il se sentit revivre, auprès d’elle il pouvait redevenir lui-même. Celui-ci dura quelques secondes et ce fut des secondes de purs bonheurs. Il se rendit soudain compte que durant ces cinq cents années il n’avait pas vraiment vécut, il se contentait seulement de survivre, mais maintenant qu’elle était là ce temps était révolue.

Luna s’écarta de lui, elle se mordit la lèvre inférieure et Stefan vit un éclair passer dans son regard, il savait ce que ça signifiait, le jeu allait reprendre de plus belle, il était impatient, surexcité comme un gamin à qui on a proposé un jouet. Le gage ne se fit d’ailleurs pas attendre :

« - Cap de m’emmener dans ton endroit préféré à Paris ? » murmura-t-elle, les yeux emplies de malice.

Stefan jeta un rapide coup d’œil dehors, la nuit était en train de tomber, il devait être aux alentours de 19 h 30. Il réfléchit rapidement, se demandant quel était son endroit préféré dans cette ville qui l’avait accueilli il y a bien longtemps. Il regarda Luna avec son sourire en coin :

« - Je sais où je vais t’emmener. Je ne sais pas vraiment si c’est mon endroit préféré, mais j’y passe beaucoup de mon temps quand je ne suis pas en voyage ou dans cette boutique. »

Stefan prit sa veste posé sur la chaise derrière le comptoir, ses clés et ses lunettes de soleil que Luna avait déposé sur le bureau et ils se mirent en route. Pendant une fraction de seconde au moment de fermer sa boutique Stefan se demanda comment cela était possible, comment était-il possible qu’elle soit là de nouveau à ses côtés, mais le jeu prit le dessus et de toute façon le plus important c’est qu’elle soit là le reste a peu d’importance. Il faut profiter de l’instant présent et c’est bien ce qu’il comptait faire.

Il était clair que le passage où il aimait flâner durant des heures était cet endroit, il s’agissait d’un de ces rares passages méconnut de Paris, ils avaient été abandonnés au profit de grands centres commerciaux. Celui vers lequel ils se dirigeaient était le passage Verdeau. Stefan était présent lors de son ouverture en 1846 et il aimait y venir pour faire un saut dans le temps, car une fois entré dans ces galeries c’est comme si nous revenions au XIXème siècle. De plus, sous les immenses verrières qui les surplombent se trouve des librairies et des antiquaires, Stefan y a d’ailleurs fait plusieurs fois de belles découvertes. Il était persuadé que cet endroit allait plaire à Luna, il en été certain.

Une fois arrivé là-bas, il fit visiter la galerie à Luna lui donnant des anecdotes. Il partageât également quelques souvenirs avec son amie, plongé dans le passé il avait le regard dans le vague et il lui parlait de la belle époque. La nuit était installée maintenant et il allait falloir qu’il la quitte, pour la retrouver le plutôt possible, en tout cas il l’espérait.
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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:17

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Tout semblait tellement irréel. Comme si elle était dans un rêve. Lorsqu'elle était petite, sa mère lui lisait des comte de fée. Cette journée y ressemblait trait pour trait. Elle était venue dans cette rue plus que dans une autre, complètement par hasard. Elle était entrée dans cette boutique sans vraiment savoir pourquoi. Et voilà que maintenant, elle était face à Stefan. Stefan, l'amour de sa vie, le seul être sur cette planète pour qui elle avait eu des sentiments autres que l'amour familial. Le seul être sur cette planète qui avait toujours tout su d'elle, le seul qui l'avait vraiment connue dans la seule période de sa vie où elle avait eu le droit d'être elle-même. Même sa famille ne l'avait pas aussi bien connue que lui avait pu apprendre à la connaître. La jeune fille calme, disciplinée et bien élevée qu'elle avait toujours été devant sa famille disparaissait dès qu'elle était en compagnie de Stefan, et cela depuis toujours. Avec lui, elle était naturelle, amusée, joueuse, courageuse. Elle se fichait de leurs différences sociales, elle se fichait de ce qui se racontait sur sa famille dans la ville. Elle l'avait aimé dès le premier jour. Mais jamais, au grand jamais, elle ne lui avait dit. Il l'avait tant repoussée, il avait si souvent mis le jeu en avant, qu'elle avait fini par s'y plonger elle-même de peux d'être blessée. Stefan était la seule personne sur Terre qui connaissait la vraie Luna, celle à l'intérieur.

Mais aujourd'hui tout était différent. Du moins, ce serait logique que ça le soit non ? Ils ne s'étaient pas rencontrés depuis plus de cinq cent ans. Comment cela était-il possible qu'ils soient encore tous les deux là ? Louane s'en fichait. Il était là, elle en était certaine. Ses missions et sa raison d'être s'effacèrent en uen fraction de seconde au contact de ses lèvres, de ses mains sur ses hanches. Elle se fichait de qui elle était, elle se fichait de ce qu'elle était censée faire, de la responsabilité qui pesait sur ses épaules. Tout ça ne valait rien, absolument rien à côté du bonheur que consistait la découverte de l'existence de Stefan. Pourtant, avec le bonheur revint aussi le doute. Tout allait-il recommençait comme avant ? Allaient-ils recommencer à se détruire mutuellement à petit feu ? Elle savait, Lou savait tout au fond d'elle que cette question allait très vite de nouveau s'imposer en elle et lui bouffer le entrailles. Mais ce mal, elle l'aimait. Du moins, elle le supportait. Elle l'avait supporter pendant toute sa jeunesse et si c'était le prix à payer pour être de nouveau près de lui, c'était acceptable.

Lou tournait et retournait encore la boîte entre ses doigts en détaillant chaque dessin du regard. Cette boîte lui avait tellement manquait. L'objet en lui-même déjà, offert par ses parents. Mais aussi tout ce qu'il signifiait, le jeu, l'amitié, la peur, la rancœur, l'amour… Sans parler, Lou suivit Stefan. C'était le seul gage qu'elle avait trouvé sur le coup. Elle n'avait qu'envie de sortir. Elle avait l'impression de suffoquer. Elle avait donc besoin d'air. Et puis elle était aussi intriguée de savoir ce qu'il faisait de sa vie, ce qui lui plaisait. Sur la route, elle ne pouvait s'empêcher de le détailler du regard. C'était Stefan, c'était certain. Mais en même temps ce n'était pas lui. Il avait vieilli pour commencer. Pas vraiment physiquement, bien qu'il ne ressembla pas exactement à ce qu'elle avait connu. Les cheveux plus long, le teint plus grisâtre, il semblait peut-être… moins heureux ? Elle se mordit l'intérieur de la joue. Elle aussi donnait-elle l'impression, physiquement, de ne jamais avoir connu le bonheur ?

Lou sortit de ses pensées quand ils arrivèrent dans la galerie. Elle haussa un sourcil, intriguée, ne comprenant pas vraiment pourquoi il l'avait emmenée là. Mais lorsqu'elle vit l'endroit, elle leva les yeux et étudia chaque recoin. Elle eut l'impression de revenir plusieurs décennies en arrière, lors de sa dernière sortie du temps. Dans cet endroit, c'était comme si rien n'avait changé. Elle sourit, se sentait peut-être plus à l'aise ici que dans le centre ville rempli de technologie. Amusée, elle but ses paroles, l'écoutant mais faisant comme si elle s'en moquait. Cependant, elle finit par s'arrêter de marcher lorsqu'il arrêta de parler et elle se retourna vers lui. Cinq cent ans sans le voir, elle ne pouvait s'empêcher de le détailler du regard. Cependant, elle se contenta de sourire et de lui tendre, à contre coeur, la boîte. Il avait gagné le gage après tout :

« Ok, c'est un très joli endroit, tu as gagné. »

Lou se retourna et finit par s'asseoir sur un banc contre un mur, fiant quelques secondes le lampadaire face à elle dans lequel brûlait une petite flamme. Plus elle la fixait, plus elle sentait son feu interne flamber. Depuis quelques heures maintenant, elle avait l'impression de bouillir de l'intérieur. Sa flamme ne s'était pas montrée aussi incontrôlable depuis des centaines d'années. Elle soupira et se tourna vers lui avec un sourire nostalgique aux lèvres :

« Ca ne sera jamais aussi beau que Florence cela dit. »

Quelque peu perdue, elle ne savait pas quoi dire, elle ne savait pas par où commencer. Elle aurait voulu tout savoir, pourquoi était-il là, qu'avait-il fait pendant tout ce temps ? Mais non, rien ne sortait. Elle avait simplement… peur. Comme toujours, elle avait peur d'un amour à sens unique, peur qu'il ne fuit. Déviant son regard, elle fit mine de s'intéresser aux décors de l'endroit et demanda d'un air détaché :

« Alors, tu t'es mariée combien de fois depuis tout ce temps ? »


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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:20



Et moi je t'aime un peu plus fort...


Stefan n’en revenait toujours pas, il était sur un petit nuage. Cinq cents ans qu’ils ne s’étaient pas vus, cinq cents ans d’absence, de solitude, mais le lien qui les unissaient n’avait pas été altéré par le temps, il était toujours aussi fort. Pendant qu’il jouait le guide, il ne pouvait s’empêcher de la dévorer du regard, elle était encore plus belle que dans ses souvenirs, même si elle semblait tourmentée, comme si un combat se livrait à l’intérieur d’elle. Il se rendit soudains compte que Luna était la seule personne à le connaître vraiment, avec elle il ne se cachait pas, il était lui-même, il pouvait de nouveau vivre à ses côtés. Il se demanda également si le jeu, qu’ils partageaient depuis leur plus tendre enfance allait reprendre le dessus, malgré ce qui s’était passé la dernière fois qu’ils y avaient joué… Peu importe, si c’était le prix à payer pour être auprès d’elle, alors il payerait sans hésiter.

 Elle l’avait suivi sans un bruit, l’écoutant, mais faisant tout de même mine de s’en moquait. Il savait qu’elle n’aimait pas quand il gagnait, c’était une compétition entre eux, mais au vu de sa réaction même si elle avait eu un regard surpris à l’entrée de la galerie, il la connaissait assez bien pour savoir que ça lui avait plus et qu’il avait gagné. A la fin de la visite, elle lui tendit la boîte dont il s’emparât et calât sous son bras. Ils s’installèrent sur un banc à quelques pas de là où ils trouvaient. Stefan fixait la vitrine de la boutique qui  se trouvait face à eux, perdu dans ses pensées. Il entendit la jeune blonde à côté de lui soupirer :

« - Ca ne sera jamais aussi beau que Florence cela dit. »

Stefan eu un sourire en coin, il avait gagné certes, mais il y avait tout de même un « mais », sinon ça serait trop facile.

« - Oui c’est vrai que Florence est magnifique, j’y retourne de temps en temps d’ailleurs et c’est normal c’est la ville qui nous a vus grandir, mais je te prouverais par tous les moyens possibles que Paris est elle aussi une très belle ville. » rétorqua Stefan.

Une flamme s’était allumée dans son regard, il avait pris les paroles nostalgiques de son amie comme un défi et il allait lui prouver qu’il avait raison.
Il la regarda dans les yeux, mais celle-ci dévia le siens pour le poser sur la flamme qui était contenue dans le lampadaire face à elle et d’un air détaché elle le questionna :

« - Alors, tu t’es mariée combien de fois depuis tout ce temps ? »

Stefan ne put retenir son sourire malicieux et fit mine de réfléchir et de compter. Il voulait taquiner la jeune blonde face à lui qui attendait sa réponse, mais finit tout de même par répondre pour ne pas l’énerver le premier soir de leur retrouvaille, il était tellement bien à ses côtés, il ne voulait pas que ça s’arrête.

« - Tu veux dire depuis le mariage désastreux avec Marie ?... Bah je dirais… Zéro, niente, nada, pas de passage devant l’autel. Disons que je n’ai pas trouvé la femme qui serait digne de mis accompagner, mais ne t’inquiète pas je ne perds pas espoir. Et toi alors combien d’hommes sont tombés dans tes filets ? »

A cette dernière question Stefan essaya de rester le plus calme possible, il redoutait la réponse. C’est vrai qu’il ne lui avait jamais avoué ce qu’il ressentait au fond de lui, peut-être avait-il peur de sa réaction et surtout de celle de sa famille, mais le simple fait d’imaginer Luna dans les bras d’un autre le faisait souffrir. Il était égoïste, il en avait conscience, après tous ce qu’il lui avait fait subir il le méritait. Lui s’était déjà marié et avait eu deux enfants dans sa vie passer, certes il pensait que le mariage avec Marie s’était fait par obligation, mais elle n’était pas tombé enceinte toute seule. Et à l’époque ce n’était pas plus mal ce mariage, ils en avaient souffert tous deux de leurs côtés, mais c’était mieux pour Luna, Stefan s’était toujours sentit bien avec elle mais il s’avait qu’elle venait d’un autre monde et lui était toujours resté le jeune garçon des baffons de Florence…

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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:20

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Florence, la ville de leur enfance. Florence, là où tout avait commencé. Florence, là où tout s'était écroulé. Louane avait, pendant de nombreuses décennies, gardait de cette ville un affreux souvenirs. Le goût amer du sang dans la bouche, elle revoyait encore et encore sa famille mourir sous ses yeux, sa maison sous les flammes, la panique. Mais elle avait fini par accepter. Par accepter que tout cela soit terminé et qu'elle doive avancer vers l'avenir au lieu de ressasser le passé. Cela n'était pas facile car elle ne s'était jamais imaginé son propre avenir. Peut être bien. Mais en même temps, elle avait tant de responsabilités que ça l'aidait à avancer. Elle n'avait pas le temps de penser à elle. Enfin, cela, c'était jusqu'à aujourd'hui…

L'endroit l'avait rendue nostalgique. Mais Stefan eut tôt fait de la sortir de cet air triste. Il annonça vouloir lui prouver que Paris valait autant le coup que leur ville natale. Vraiment ? Etait-ce possible qu'une ville soit aussi belle que la magnifique, la parfaite, l’artistique Florence ? De toute façon, ce n'était absolument pas ce que se demander Lou. Non. A l'instant présent, elle n'avait retenu qu'une seule et unique chose. Il voulait lui faire visiter la ville. Ce qui signifiait se revoir, ce qui signifiait être ensemble pendant de nombreuses heures, ce qui signifiait retrouver son ami d'enfance. Son amour. Un soupir satisfait franchit ses lèvres. En cet instant, elle n'était rien d'autre qu'une femme. Une jeune femme, malgré ses cinq cent ans, qui n'avait qu'une envie, être enfin aimée. Pas de phoenix, pas de missions, pas de démons, pas de fin du monde. Juste lui. Lui, elle, et rien d'autre.

Bien entendu, ce n'était pas aussi simple que dans les livres. Elle ne pouvait pas arriver face à lui et lui dire « tiens, ça te dit de passer le restant de tes jours avec moi ? ». Non, entre eux ça n'avait jamais été aussi simple. Mais elle savait, au fond d'elle, qu'elle était bien plus importante que n'importe quelle brune, rousse ou blonde qui avait écarté les cuisses pour lui des dizaines de fois ! Leur relation était bien au dessus de cela. Et maintenant, elle comptait bien récupérer sa place. Peut être devrait elle se faire une raison et abandonner l'idée qu'un jour il ne l'aime comme Roméo aime Juliette. Mais jamais elle ne laisserait sa place de meilleure amie, de meilleure partenaire de jeu et de plus grosse emmerdeuse.

C'est justement quand il parla de son mariage que l'air de Lou devint renfrogné. Marie. Oh… Tant d'années, tant de mois, tant de jours… Et pas un seul sans qu'elle n'est repensé encore et encore à ce jour. Ce jour où il avait dit non au jeu. Ce jour où il l'avait abandonnée pour une autre. Ce jour où il avait épousé la première venue sous prétexte qu'elle était enceinte, pour dire adieu à Lou, à eux, à leur jeux, à tout. La douleur avait été la pire. Enfin non. La pire avait été la mort de Stefan. Cela dit, savoir qu'il était encore là lui prouvait à quel point elle avait souffert tant de fois pour lui et à quel point elle souffrirait encore probablement.

Quand il avoua avoir passé toutes ces années seul, le coeur de Lou se mit à battre plus vite. Vraiment ? Pourquoi ? Pourquoi était-il resté sans compagnie alors que, elle le savait, il aurait pu faire tomber n'importe qui ! Quand ils étaient jeunes, les enfants de leur âge ne l'aimaient pas car sa famille avait mauvaise réputation. Mais en grandissant, il avait trouvé réussit sa vie, et toutes les filles avaient toujours été à ses pieds. Alors pourquoi ? Pourquoi ne s'était il pas contenté de choisir la plus jolie ou la plus intelligente ? Se serait-il ennuyé avec elles ? Ou, avait-elle le droit de l'espérer, pensait-il trop à elle pour en aimer une autre ?

Mais Stefan décida de retourner la question contre elle. Jusqu'à maintenant, son visage plutôt serein, pensive, tourna au pâle. Les images défilèrent à une vitesse vertigineuse dans son esprit. Elle repensa à toutes ces années où on l'avait « forcée » à se « reproduire » avec tout un tas de phoenix. Quand, à l'époque, elle avait voulu un enfant de Stefan et que ça n'avait pas marché, les dragons avaient d'abord pensaient que ce n'était pas le bon moment. Alors ils avaient trouvé judicieux de la faire visiter par tout un tas d'hommes pour tenter de la faire tomber enceinte. Ce n'est qu'au bout de plusieurs années qu'ils avaient compris qu'elle n'était pas fertile… Lou avait eu beaucoup de mal après cela à apprécier le sexe. Un jour, d'elle même, elle a fréquenté des hommes de nouveaux. Mais jamais, au grand jamais, elle ne s'était permise de tomber amoureuse. Et pourtant… oh oui, ce qu'elle se souvenait de ce fameux jour où il avait osé dire oui alors qu'il avait promis de dire non :

 « Et bien, à vrai dire… Je suis mariée. J'ai trouvé, depuis longtemps déjà, l'homme de ma vie. Il m'aime, me respecte, est attentionné et nous avons trois enfants ! »

Lou releva les yeux et l'observa avec un sourire ravi. Pourquoi avait-elle ce besoin de mentir ? Que cherchait-elle en cet instant précis ? A lui faire du mal ? Peut être bien. Elle l'avait embrassé, pour lui faire croire ensuite qu'elle était mariée. Ou alors peut être cherchait-elle la moindre réaction de sa part ? S'en moquerait-il ? Elle finit par se lever et s'étira :

 «D'ailleurs, je vais rentrer, parce qu'ils doivent commencer à s'impatienter… Mais, tu pourras toujours venir dîner à la maison un soir, pour que je te présente… mon mari. »

Le sourire aux lèvres, elle le fixa. Son être la torturait de l'intérieur. Tout en elle criait de l'embrasser, de s'accrocher à lui pour ne plus jamais le lâcher. Mais elle avait tellement peur ! Etait ce donc comme cela qu'elle terminerait sa vie ? Attaquer pour ne pas se faire attaquer ?

 «Merci pour la balade… Tu n'auras qu'à venir ce week end ? Je passerai te chercher disons… samedi ça te va ? A bientôt Stefan, ravie de t'avoir revue, ça fait toujours plaisirs de croiser un de mes nombreux amis d'enfance... »

Et sur ces mots, elle tourna les talons et partit, les larmes se mettant à couler à flot sur ses joues… Quand le passé nous rattrape et qu'on se rend compte qu'on n'a aucune emprise sur notre futur, y a-t-il autre chose à faire que de détruire notre présent ? …

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MessageSujet: Re: [CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]   Mar 17 Mai - 21:22



Et moi je t'aime un peu plus fort...


La réponse de Luna fut comme un coup de poignard dans le cœur, un mari, 3 enfants… Il n’en revenait pas. Après le choc, il se dit que c’était bien mérité, un retour de karma en pleine gueule, il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Il l’avait fait souffrir maintenant c’était à son tour. Il avait espéré que maintenant qu’il l’avait retrouvé après tout ce temps peut être qu’ils auraient pu commencer quelque chose tous les deux, et ce baiser dans la boutique ? Ça devait être sous le coup des émotions après ces retrouvailles. Il ne voulait pas la perdre, pas encore, pas maintenant qu’ils étaient à nouveau réunis. Alors s’il fallait qu’il soit un meilleur ami pour son ami d’enfance rien de plus, il était prêt à souffrir,… Mais même pour cela il avait des doutes. Les dernières paroles de la belle blonde résonnaient encore dans sa tête : « un de mes nombreux amis d’enfance… », Alors en fait il n’était que sa à ses yeux un de ses nombreux amis.

Il resta donc planté là, la regardant s’éloigné ne répondant même pas à son invitation pour samedi prochain. Après un petit moment assis sur le banc, contemplant la flamme rougeoyante du lampadaire face à lui, il décidât de rentrer la boîte à musique sous le bras ne savant pas quoi penser. Arrivé à la librairie, il montât directement dans sa chambre, posât la boite sur une chaise et il sortit de sous son lit une bouteille de Jack Daniel.
Stefan avait mis longtemps avant de commencer à boire de l’alcool, avec une mère alcoolique il s’avait très bien les ravages provoqué par l’alcool. Mais avec ce que lui avait révélé Luna, il ne pensait qu’à une chose essayé d’oublier ses dernières paroles, pourquoi avait il posait la question ? Il se le demandait bien maintenant. Quoi que le savoir après aurait pu être pire. Elle aurait pu jouer encore un peu avec lui pour le faire encore plus souffrir. Tout en se posant ces questions il vida la bouteille de bourbon. Avec la gueule de boit qui l’attendait le lendemain la librairie serait surement fermé.

En ce qui concernait la rencontre avec toute la petite famille ça sera s’en doute difficile sachant que ce jour ci concordait parfaitement avec le soir de la pleine lune, il allait donc devoir trouver une excuse pour ne pas y aller.


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C’est comme ça qu’on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d’enfant : le rêve d’un amour sans fin...
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[CLOTURE] Déjà que tu me traites comme un grand enfant. Mais il m'aime encore.... [Stefan & Louane RP1]

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