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 [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser

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SIRY ☆ Make your life a dream, and a dream a reality

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MessageSujet: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Dim 21 Aoû - 23:03

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Je soufflais alors que je bandais mon arc. Je me tenais près d'un arbre, caché par son feuillage. Sans faire de bruit, du bout de ma flèche j'écartais les branches. Ma vue se dégagea alors sur ma proie. La chasse me donnait cette adrénaline si particulière. Que se soit depuis le début de la traque et de ses empreintes jusqu'au moment où elle s'écroule au sol, une flèche dans le coeur. Je tenais ma position observant le pelage qui virait entre le brun et le doré, parsemé de quelques taches blanches. Ses yeux noisettes se releva alors vers moi. Mais il était trop tard. Je décochais ma flèche qui se logea sur son flanc droit juste derrière la patte avant. La jeune biche s'écrasa alors au sol sur le tapis de feuille de la forêt.

Je sortis mon couteau de chasse et m'approcha. Elle n'était pas morte. Ses yeux montrait la souffrance de la blessure alors qu'elle s'essoufflait. Je l'achevais alors en la caressant. Je ne tuais jamais pour le plaisir ou pour les battues. Je ne tuais que pour me nourrir et survivre dans ce monde de brute. Et il était rare en cette saison de trouver une biche d'une si belle qualité. Je la ramenais dans la maisonnée que finalement je m'étais construit avec le temps. Cela ressemblait plus à un assemblage de bois et de chaume fait par un maladroit mais au moins cela me tenait au chaud le temps de l'hiver. Et personne ne me posait de question. L'abri que me donnait la forêt était suffisant pour écarter les plus curieux. Je posais mon fardeau sur la table en soupirant. Je démarrais un feu dans la cheminée et commença à préparer l'animal et la conservation de la viande. Elle me nourrira pour plus d'une semaine. Je n'aurais pas à chasser. Peut être pourrais je même revendre la peau au tanneur... La nuit allait être longue.

Le lendemain matin, j'emportais la peau avec les autres. J'aurais peut être plus que d'habitude. Je soupirais en arrivant au village après une bonne heure de route à cheval. C'était une bête que j'avais récupéré en pillant deux anglais qui passait par les bois. Je m'étais fait un plaisir de les tuer ces deux là. L'un des chevaux s'était en allé alors que l'autre, attaché n'avait put s'enfuir. Je l'ai ainsi récupéré. C'était toujours pratique. Je l'attachais à l'entrée du village. Peu de personne faisait attention à moi au final. J'arrivais au tanneur. Du moins à celui dont j'avais l'habitude de revendre mes peaux.

-Ahah! Bonjour à toi Morgan. Alors, qu'est ce qu'tu m'apportes aujourd'hui?

Je souriais en observant l'homme. Il avait un sourire bienveillant en se tapant et frottant les mains se dirigeant vers moi.

-Yay, de nouvelles peaux, comme toujours Chattan.

Je lui avais répondu avec le sourire. Avec le temps j'avais appris les différents clans des Highlands et surtout de ceux qui gouvernait ce village, les Fraser, même si je n'ai jamais vu aucun d'entre eux. Je m'approchais de la table et déplia ma besace. Je lui montrais alors ce que j'avais.

-Du sanglier aujourd'hui. Et une peau de choix pour un tanneur de choix... Je lui déroulais alors la peau de biche. De la biche.

Je vis son visage grimacer et reculer un peu à la vue de ma trouvaille.

-Yay, c'est vrai qu'c'est une belle peau Morgan mais... la biche est réservée au chasse du clan Fraser. Je n'en veux pas.

Quoi? Alors celle là c'était la meilleure! Je restais muet face à ses propos, stupéfait puis je secouais la tête et insista.

-Allez, fait un effort! Je t'ai toujours ramené de belle peau!
-Je dis pas le contraire Morgan et tu es un bon chasseur. Mais j'veux pas d'ennuis avec les Fraser. Alors ta peau de biche tu la caches ou tu las gardes et je te reprend le deux de sanglier plus cher, ça te va? J'te laisses réfléchir, j'ai des ... Oh seigneur!


Je me retournais pour voir qui l'avais mis dans cet état. Il s'inclina alors grassement et eus un rictus alors que mon regard tombait sur une jeune femme. Qui était elle? Je n'en savais rien. Mais elle semblait pas venir de la maisonnée d'à côté mais plus du château qui se trouvait en haut de la colline. Je m'inclinais alors assez maladroitement sans vraiment savoir de quoi il en retournait. Je me retournais et commença à ranger le cuir de la biche dans ma besace.

-J'accepte pour les deux de sanglier Chattan. Je repasserai ce soir pour l'argent.

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Dernière édition par Morgan S. Baker le Dim 23 Oct - 18:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Lun 22 Aoû - 10:46

We were never welcome here at all
Morgan & Anne
Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi. Et d'un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les journées se ressemblaient tellement qu’il était difficile de suivre le calendrier. Comme tous les matins, une de ses femmes de chambre entra dans la pièce et ouvrit, sans ménagement, les rideaux. Il faut dire qu’Anne avait décidé de ne jamais se lever tant qu’on ne l’y obligeait pas. Elle n’avait pas grand-chose à faire de ses journées, elle ne voyait pas l’intérêt de se lever à l’aube. Elle passait déjà pour une bonne à rien dans le château, elle n’était pas à une réputation de fainéante près… Les rayons du soleil qui luisait dehors atteignirent ses paupières et la firent gronder. Elle soupira et se redressa dans son lit. Les couvertures en laine glissèrent de son corps et tombèrent sur le côté. La domestique s’approcha avec une bassine et lui tendit. Anne finit par se lever, attrapa la bassine et s’approcha de la fenêtre. Elle posa le récipient en bois sur une table basse et entreprit de se laver le visage avec un linge blanc. Quand ce fut fait, elle s’assit, toujours face à la fenêtre, observant ce qu’il se passait dans la cour.

En bas, l’agitation régnait, comme souvent le matin. Les palefreniers s’affairaient dans les écuries, courant avec des sceaux d’eau, avec des ballots de foin et avec des sacs d’avoine. Les cuisiniers étaient en train d’éplucher les carottes, et d’autres femmes de chambres secouaient les draps pour qu’ils prennent l’air. Le soleil luisait d’un blanc éblouissant avec l’hiver qui approchait à grand pas. Il ne pleuvait pas dehors, cela semblait être une bonne chose, mais le froid était déjà ardent pour la saison, hors de question de sortir les bras nus. Sans qu’elle ne demande quoi que ce soit, sa servante vint lui démêler les cheveux. Elle lui badigeonna les cheveux d’essence de rose puis elle l’aida à enfiler une robe. Pas ce genre de robe qu’on porterait à la cour du roi Louis ou du roi Georges. Bien qu’elle en ait quelques-unes de celles-ci, au cas où, pour les grandes occasions, Anne portait des robes plus pratiques au quotidien. Celle-ci était d’un bleu clair presque blanc. Tant que l’hiver n’était pas là, elle en profitait pour porter les robes qu’elle avait réussi à faire venir de France. Des tissus fins, fluides et élégants, qu’elle ne pouvait pas porter dans la saison froide. Une fois que les cordons de la robe furent fixés dans le dos elle se leva :

« Une cape s’il te plait. J’ai une commission à faire. »

La servante obtempéra sans un mot. Anne sortait souvent, on ne la questionnait jamais. On estimait que de toute façon, les femmes ne devaient avoir rien d’autre d’intéressant que d’aller flâner dans les marchés. On lui enfila une cape bleue turquoise ornementée de fils dorés. Anne l’attacha par devant avec un cordon et une broche puis elle attrapa sa petite bourse et sortit de la chambre sans un mot. La robe et la cape, tout en étant légères, lui tenaient déjà bien chaud aux épaules. L’un des nombreux avantages d’être née Fraser, cette possibilité d’acheter les meilleurs tissus vendus en Ecosse ou importés de France.

Anne descendit du petit château sombre et un homme de son mari la suivit. Depuis sa plus tendre enfance, elle était protégée par une garde rapprochée. Son mari se servait de ce prétexte pour la faire suivre encore aujourd’hui. Cherchait-il vraiment sa protection ou était-ce une façon pratique de savoir ce qu’elle faisait de ses journées ? Toujours est-il qu’Anne avait fini par s’y habituer et qu’elle ne disait plus rien à la présence de cet homme qui marchait deux pas en retrait d’elle. C’est ainsi qu’elle traversa la cour intérieur du château sur laquelle donnait le balcon de sa chambre, puis elle l’enceinte et descendit la colline par le grand chemin de terre formé à cause des roues des charrettes qui faisaient sans cesse les allers retours. De là-haut, il y avait une belle vue sur le village. C’était un village de taille raisonnable pour l’Ecosse, composé d’une bonne centaine de bâtiments en tout, avec un four et un moulin. En arrivant, dans les ruelles boueuses, Anne se dirigea automatiquement vers la boutique du tanneur. Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de son mari. Et bien qu’elle n’éprouve aucune sentiment à son égard, elle se devait, en tant que bonne épouse, être la première à lui faire son cadeau lors du repas donné en son honneur ce soir. Sur son chemin, les visages se tournaient, les gens saluaient, de manières plus ou moins maladroite, mais personne ne faisait l’affront d’ignorer la présence d’une Fraser. Bien qu’ils n’aient aucun pouvoir politique en théorie, en pratique il en était tout autre pour les clans Ecossais.

Anne arriva chez le tanneur. Son garde s’arrêta à l’entrée et l’y attendit. Anne franchit le seuil et afficha son éternel sourit bienveillant en entrant dans la boutique. Cependant, elle fut surprise de voir qu’une autre personne était déjà là à une heure aussi matinale. Quand les deux hommes s’inclinèrent, elle leur répondit par un salut de la tête puis s’avança vers le comptoir pour observer les peaux qui venaient d’arriver. Elle haussa un sourcil quand l’autre homme parla et l’observa, intriguée. Cet homme nétiat pas Ecossais, c’était certain. Le tanneur semblait le connaître et pourtant Anne ne l’avait jamais vu. Peut être ne fréquentait-elle pas assez le peuple. Elle se passa la langue sur les lèvres en fronçant les sourcils quand elle vit que l’homme transportait une peau de biche ;

« Est-ce une peau de biche ? »

Elle n’avait pas parlé d’un ton agressif, mais elle était inquiète quand même. L’une des règles de ce clan était bien celle-ci. Le peu de biches et de cerfs qui se baladaient dans les forêts étaient réservés aux Fraser. Il arrivait cependant que, soit disant par accident, un paysan chasse la biche. Mais en général, pour ne pas s’attirer d’ennuis, il la livrait immédiatement au château en cadeau. Souvent, Simon remerciait le paysan. C’était un échange de bons procédés. Mais là, c’était autre chose s’il comptait repartir avec.

« Vous allez la transmettre au château ? »

Elle n’aimait pas être de celles qui faisaient respecter les règles. Pourtant, cela l’intriguait. Elle se fichait bien, elle, des biches. Mais cet homme n’était pas de ceux qu’elle connaissait. Qui était-il ? Le mal-être du tanneur éveillait sa curiosité, pourquoi semblait-il se sentir coupable ? Pour le rassurer, Anne lui rendit un sourire :

« Il me faut un cadeau pour mon époux. Quelque chose de spécial. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Lun 22 Aoû - 22:50

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Je me mis à observer du coin de l’œil la jeune femme qui venait d'entrer. Si l'on devait s'incliner face à sa présence, c'est qu'elle devait faire partie du clan Fraser. Alors qui était elle? La fille? La femme? Je l'ignorais. Je n'assistais jamais à leurs banquets et leur étalages de banquet et autres. Même alors que je vivais en Angleterre, je n'aimais pas ça. Je ne vais pas commencer à l'apprécier. Je me secouais la tête. Il n'était jamais bon de remuer le passé Morgan, rappelle toi le... Je rangeais la peau dans ma besace quand la voix de la jeune femme retentit. Je crus d'abord qu'elle parlait au tanneur et les observa mais c'est moi qu'elle fixait. Sur le coup, je ne compris pas sa question. Puis je fixais la peau que je tenais entre mes mains.

-Yay.

Je ne répondis rien d'autre, sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. Il était rare pour moi d'aller dans le village. Mes seuls mouvements se résumait à l'entrée, tanneur, tanneur, entrée. Le reste du temps je le passais en forêt. Mais elle ne semblait pas en démordre. Et ce qu'elle me dit me laissa le gout de la gène en bouche. Avais je fait une erreur? Je tournais mon regard vers le tanneur qui secoua discrètement la tête de haut en bas. La jeune femme suivit mon regard et le fixa avant de reprendre son attention sur moi. Apparemment je devais l'offrir? C'était une belle peau... Je ne répondit rien sur le coup, pris d'une hésitation soudaine. Si lui, ne veut pas de ma peau, les autres tanneurs non plus. Et d'une peau de biche je n'en ai que faire. Celles des loups et des sangliers me tiennent assez chaud comme ça.

Je restais figé dans mon geste alors que la cliente fortuné (car elle devait l'être au vue de ses vêtements raffinés) se tourna vers le comptoir. Elle avait un sourire doux au visage alors qu'elle demanda au tanneur un cadeau pour son mari. Les engrenages de mon cerveau se mirent en route et je sortis la peau de ma besace. Je me dirigeais vers le comptoir, la peau dans les mains. Je fis face alors la jeune femme, je la dépassais d'au moins une tête.

-Je suppose que cette peau fera l'affaire pour votre époux...

Je m'inclinais en la posant sur le comptoir entre le tanneur et la jeune femme et posa une main amicale sur l'artisan en posant ma besace sur les épaules.

-On se revoit ce soir pour les peaux Chattan.

Le dit artisan qui n'avait pas bougé de l'échange sembla se réveiller. Il me poussa vers la sortie en m'affirmant qu'on se reverra ce soir. Je souriais face à sa réaction et dans l'embrasure de la porte m'inclina, tourné vers la dernière interlocutrice.

-Mi lady...

Je sortis de la boutique alors et me dirigea vers la sortie du village pour reprendre mon cheval. Et sans m'en rendre compte, je venais de me trahir... En Ecosse, c'était Lassie...

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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Ven 26 Aoû - 9:38

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Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi. Et d'un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Certaines personnes, d’un rang supérieur à d’autres, étaient plus ou moins en retrait et n’aimaient pas particulièrement qu’on les considère autrement que des gens du peuple. Parfois, quand on les saluait, ils rougissaient, grondaient, et même certains tentaient de se fondre dans la masse pour ne pas se faire remarquer. Mais en fin de compte, ce genre de personnes était très peu nombreuses. Certains diront que c’est parce que les gens des hautes sphères, que ce soit royales, ministérielle ou simplement villageoise, prenaient plaisirs à être adulé et étaient incapable de vivre au même niveau que leur peuple. Mais il n’en est rien. Bien sûr que plusieurs d’entre eux étaient un peu comme cela, toujours prêts à se faire glorifier. Mais en grande partie, s’ils réagissaient tous ainsi, s’ils avaient l’habitude qu’on les salue, qu’on les respecte, voire qu’on les craigne, c’était uniquement parce qu’ils étaient nés avec cette façon de faire. Ils avaient grandi comme ça et il leur était impossible de changer aussi facilement.

Anne n’étaient pas le genre de femme qui aimait voir les gens s’abaisser devant elle. Elle n’était pas du genre à aimer se sentir supérieure. Mais elle était de celles qui étaient nées ainsi et qui avaient toujours vécu ainsi. Alors, quand il lui arrivait de passer dans la rue et de ne pas se faire saluer, ou respecter, cela avait tendance à la choquer, même si ce n’était jamais elle qui s’occupait de la punition, mais bien son mari ou son père… Mais, si elle était capable de froncer les sourcils quand elle voyait quelqu’un crachait au sol devant ses pieds en refusant de la saluer, elle était incapable de savoir comment on réagissait devant quelqu’un qui faisait ouvertement un outrage à la loi. En réalité, cela ne lui était jamais arrivé. Petite, elle suivait les séances de jugements faites par son père. Mais les erreurs étaient déjà faites, et la sentence tombait donc. Dans ce cas précis, la personne semblait prête à commettre une erreur grave, et semblait s’en soucier à peine. Anne ne savait nullement comment réagir. Bien entendu, elle n’était pas capable de faire face à la personne, faire face au peuple, d’elle-même, elle n’était qu’une femme après tout n’est-ce pas ? Mais en même temps, aurait-elle le temps d’aller prévenir les gardes ou son mari, alors qu’elle ne connaissait même pas le nom du voleur de peau ?

Finalement, et cela la calma un peu, l’homme ne sembla plus vouloir s’enfuir avec la peau. Pourtant, il semblait complétement étonné de devoir la laisser aux Fraser. Pourquoi semblait-il si confus par cela ? Tout le monde savait, depuis des générations, qu’on ne chasse pas la biche en cette saison. Il y en a si peu, il semble logique qu’elles soient réserver au clan non ? Anne observait l’homme. Sans s’en rendre compte, elle s’était mise à le détailler du regard, curieuse. Elle ne faisait jamais cela en temps normal mais la curiosité était trop forte. Il n’était pas d’ici c’était certain. Quand il confirma que la peau était bien celle d’une biche, Anne entrouvrit les lèvres pour répliquer mais elle ne trouvait pas ces mots. Cependant, elle aperçut la réflexion que l’homme se faisait en lui-même. Secouant discrètement la tête, elle s’était contentée de se tourner vers le comptoir, prête à observer ce que le tanneur pourrait lui proposer.

Quand l’étranger revint vers elle pour lui poser la peau de biche, elle releva les yeux sur lui. Et pendant une fraction de seconde, elle croisa son regard. Cela eut pour résultat de la faire rougir comme jamais. Il faut bien imaginer que pour Anne, les hommes n’étaient là que pour diriger le clan. Pourquoi se sentait-elle aussi timide quand celui-ci la regardait ? Elle ne réussit à faire rien d’autre que bredouiller :

« Euh je… »

La peau en cadeau pour son mari ? Tout s’embrouilla en elle. Ce n’était pas le cadeau qu’elle voulait. Parce qu’elle savait qu’il s’en ficherait. Même si la peau était magnifique. Il n’en aurait que faire. Il préférerait quelque chose d’utile que quelque chose de beau. Pourtant, Anne ne réussit pas à formuler ses pensées. Elle était perdue dans un tourbillon de fils à l’intérieur d’elle-même qui l’empêcha d’agir. Cela ne sembla durer qu’une micro seconde, pourtant, quand elle réussit enfin à se reconcentrer, l’homme était en train de sortir de la boutique.

Anne cligna plusieurs fois des yeux, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle observa l’intérieur de la pièce en fronçant les sourcils ; Lui avait-on fait boire un poison quelconque ? Son garde du corps, à l’extérieur, aurait réagi si tel était le cas. Pourquoi se sentait-elle toute chose ? Et pourquoi était-elle angoissée à l’idée que l’homme disparaisse sous son nez en cet instant ? Tout était décidément trop étrange ce matin. Son regard se posa sur l’étranger quand il sortit et son cœur s’arrêta de battre une fraction de seconde lorsqu’elle entendit l’appellation. Anglais. Il était Anglais. Pourtant, ce ne fut pas ce qui la chagrina le plus, elle ne réfléchit même pas à ce qu’il pouvait faire là, ne se demanda même pas si c’était un espion ou quoi que ce soit. Passant devant le tanneur, sa cape voltigeant derrière elle alors qu’elle traversait la pièce en trois pas, elle se faufila dans l’embrasure de la porte avant que celle-ci ne se ferme, se retrouvant dans la rue.

Le garde du corps l’observa en haussant un sourcil, alors qu’Anne se plaçait au milieu de la rue, fixant le dos de l’étranger qui semblait vouloir quitter la ville.

« Mi Lady ? »

Elle pencha la tête sur le côté avec un regard plus curieux que fâché, comme si les réponses étaient bien plus importantes que le contexte et les conséquences :

« Mais qui êtes-vous donc ? »

Anne se rendit à ce moment précis compte qu’on l’observait dans la rue. Son regard glissa sur les passants, ainsi que sur son garde du corps. Elle se passa doucement la langue sur sa lèvre inférieure et ses pommettes commencèrent à rougir. Alors, elle se redressa pour donner l’impression de maîtriser la situation. Son regard se fit plus dur, plus sérieux, alors qu’elle observait l’homme qu’elle ne connaissait pas :

« Je vous demanderai de décliner votre identité monsieur, et de m’expliquer ce que vous faites ici. Il me semble ne vous avoir jamais vu dans les parages. Et il semblerait également que vous ne connaissiez pas assez nos coutumes et nos règles pour être capable de les respecter. »


Elle affichait un petit sourire du coin des lèvres. Parce que dans le fond, la situation pouvait être hilarante. Elle ne savait même pas ce qu’elle faisait, ce n’était pas son rôle habituellement d’interpeller. Mais voilà qu’elle se prenait au jeu et qu’elle trouvait que c’était une excellente excuse pour ne tout simplement pas le voir partir sans avoir de réponse…
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Dim 28 Aoû - 16:28

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C'est en sortant que je me rendis compte de mon erreur. Mi lady... Mais quel imbécile je faisais! Je marchais d'un pas rapide dans la rue pour essayer de mettre le plus de distance possible et de ne pas revenir avant un bon bout de temps. Sauf que cela ne se passa pas du tout comme prévu. Une voix féminine que je venais d'entendre chez le tanneur résonna avec force derrière moi. Cela me coupa dans ma marche et je m'arrêtais. Je ne me retournais pas pour autant. Merde.

Avec une lenteur peu commune de ma part je me tournais vers la jeune femme qui était plantée en plein milieu de la rue. Quelques passants la fixèrent mais son regard à elle était résolument attaché sur ma personne. J'ouvris la bouche pour mieux la refermer. Qu'est ce que je pouvais bien dire à ça? Son garde était à quelques pas derrière elle et ne semblait pas vraiment commode. Mon regard retomba sur la jeune femme qui me demanda alors qui j'étais. Il n'y avait pas de colère me semblait il mais elle avait sa tête légèrement penchée sur le côté comme si elle semblait curieuse. J'ignorais quoi répondre et je gardais le silence serrant la mâchoire. Ma main qui serrait la bandoulière de ma besace posée sur mon épaule se serra d'avantage. J'étais un idiot. Mais mon silence ne sembla pas lui plaire. Ou peut être se rappelait elle son rang. Dans tout les cas, elle changea de ton à la suite de ses paroles et se redressa.

Décliner mon identité? Comment le pourrais je? A la seconde où je dirais que je suis anglais, on me tranchera la gorge pour trahison. Je ne pus que l'observer et finalement m'approcha à grand pas d'elle, dominé par la frustration de ma situation et par mon imbécillité et mon impulsivité. Son garde s'approcha d'elle comme pour la protéger et me stoppa à bonne distance d'elle, les mains levé pour signifier que je n'avais aucune arme sur moi. Je reportais mon attention sur la jeune femme que je dominais d'au moins bien une tête, voir deux peut être.

-Yay, Lassie. Je m'appelle Morgan, je suis étranger de votre clan car je vis dans les bois et dans la peur que ma tête tombe tout les jours parce que je ne peux être ni dans un camp ni dans l'autre. Je ne peux assister à vos réunions et donc vos coutumes parce que je poserais trop de question. Dans les deux cas on me trancherai la gorge pour ce que je suis et non ce que j'ai fait.

J'avais serré les dents à chaque mots, les crachant comme un poison. Je m'avançais légèrement vers elle et souffla ces mots pour que elle seule puisse les entendre.

-Vous aurez certainement deviner d'où je viens mais je pense que vous devriez vous demander pourquoi les anglais évite une partie des bois.

Je me retournais alors pour reprendre mon chemin et enfin m'enfuir d'ici. J'en avais déjà trop dit sur moi. J'allais forcément le regretter un jour. J'espère que ce jour arrivera bien tard....

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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Dim 11 Sep - 22:47

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Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi. Et d'un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Politiquement parlant, faire partie d’un clan ne voulait rien dire. Sur aucun papier officiel il n’était écrit que les clans avaient une quelconque place dans la hiérarchie politique du pays. Et pourtant, depuis des décennies, il en était autrement. Et les rois auraient été bien sauts de ne pas s’en apercevoir. Les clans, même s’ils n’étaient pas censés avoir de place politique, avaient tous les pouvoirs sur les terres. Chaque clans décidaient de ses règles, de ses lois, et chaque clan respectait le territoire des autres clans, sauf quand ils entraient en guerre l’un avec l’autre – ce qui arrivait assez souvent à vrai dire… Donc, les clans, au quotidien, avaient en réalité tout pouvoir. Et naître dans un clan, c’était naître avec des privilèges. Les chefs de clans avaient de l’argent certes. Mais on n’était bien loin du trésor royal. Les demeures, les château, étaient sombres et froids, loin de la somptuosité du palais du roi par exemple. Pourtant, ils étaient respectés. C’était tant d’années de tradition qui avaient voulues cela. Il fallait bien un chef pour diriger les villages, autre que le roi déjà bien occupé, alors tout le monde avait toujours accepté que les chefs de clans prennent ce rôle.

Et c’est exactement de la même façon que tout le monde avait accepté qu’Anne avait un certain droit d’autorité sur les villages. Certes, ce n’était « qu’une femme » et en général, on se préoccupait peu de ce que les femmes voulaient. Mais si une fille de chef de clan demandait quelque chose, et qu’on tenait un temps soit peu à garder la tête sur les épaules – au sens propre du terme – on exauçait ses moindres désirs. En temps normal, les femmes des clans gardaient leur rôle de grluche bien habillée qui servait à parader. Mais avec Anne c’était différent. Et sa curiosité la mettait une fois de plus dans une position étrange. Parce qu’à vrai dire, en ce moment même, elle attirait l’attention de plusieurs passants, qui commençaient à devenir nombreux. Et les nouvelles allaient tellement vite dans ce village, qu’elle était persuadée que son père serait au courant avant même qu’elle n’est le temps de rentrer au château. Et bien entendu, on lui expliquerait de nouveau, à la manière dont on peut parler à un enfant de cinq ans, qu’une femme ne doit pas se mêler de justice et que si elle avait croisé quelqu’un qui entravait la justice, elle se devait de simplement faire prévenir les Hommes avec un grand « H » voyez vous…

Donc, Anne en était là, persuadée qu’elle était en train de faire une connerie et qu’elle allait en entendre parler rapidement. Et en même temps, maintenant qu’elle s’était lancée, en tant que fille de chef de clan, elle ne pouvait pas non plus tourner les talons et partir sans rien dire. De plus, l’homme face à elle s’approchait, ce qui fit montrer les dents à son garde. Curieuse, elle haussait un sourcil. Plus il s’approchait, plus elle oubliait les autres personnes autour d’eux, de plus en plus nombreuses, qui s’arrêtaient pour les observer. Ce n’était pas tous les jours qu’une Fraser se faisaient remarquer en plein milieu d’une rue. D’un geste de la main, elle demanda à son garde du corps de s’écarter. Elle n’avait pas peur. Certains l’auraient décrite comme folle. Elle avait simplement envie de croire que son instinct pouvait être bon. Quelque chose l’intriguait, l’attirait chez cet homme, et elle voulait savoir pourquoi.

Lorsque le garde s’éloigna d’elle de deux pas, elle le vit, du coin de l’oeil, s’adresser à un paysan qui partit en courant. Et voilà, le château allait être prévenu. Anne avait interpelé quelqu’un dans la rue pour une question logique et intéressante et pour cela on la féliciterai, mais on la punirait aussi, parce que ce n’était pas son rôle et que, de sa place, elle aurait simplement du allerter et rentrer. C’était ce que font les femmes. Un étranger sur leurs terres, elle ne voyait pas non plus en quoi ça relevait uniquement du grand Conseil. Elle ne faisait rien de mal à poser des questions après tout.

Le reste se passa très vite. L’étranger s’approcha et murmura quelque chose afin qu’elle seule ne l’entende. Anne fronça les sourcils. Elle tentait de comprendre et il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour savoir de quoi il parlait. Seulement, essayait-il simplement de sauver sa peau en inventant un prétexte à sa présence ou était-il sincère ? Il fallait qu’elle sache. Et en même temps, elle commençait à avoir peur pour elle, pour les représailles de son père et pire, de son mari. Quel honte d’avoir une femme qui parle si fort en plein milieu d’une rue…

Anne réfléchissait à toute allure. Et pendant un court instant, elle leva les yeux dans les siens. Dans le regard de la jeune Fraser se mélangeait peur, curiosité, nostalgie, besoin de liberté et défaitisme. Tout ce qu’elle avait toujours ressenti et qui, une fois encore, refaisait surface. Finalement, elle fit ce qui lui apparaissait comme la meilleure option. Elle se passa la langue sur les lèvres et profita des quelques millièmes de secondes dans cette intimité qu’il avait formée entre eux. Si simple et pourtant, pour elle, si complexe. Les rapports avec les hommes étaient si compliqués. Il était si près qu’elle entendait son souffle. Et alors qu’elle ne pensait plus au reste des personnes dans la rues, elle observait la poitrine du bel homme devant elle se soulever à mesure qu’il inspirer. Fermant les yeux un court instant, elle se força à se reconnecter à la réalité.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle le fixa d’un air plus stricte :

« Très bien étranger. Si tu as décidé de vivre sur nos terres, tu dois faire face à notre Conseil et obtenir son consentement. Si tu n’as rien à te reprocher, tu auras leur approbation car nos chefs sont bons avec leur peuple. »

Se redressant de toute sa hauteur – ce qui ne fit pas bien grand finalement mais lui donna un air royal – elle s’adressa aux paysans autour d’eux :

« Et puisque c’est à moi qu’il s’est adressée, je me porterai volontaire pour être sa défense auprès de notre Conseil. »

Les murmures se déclenchèrent aussitôt et les regards indignés, curieux et révoltés sur baladèrent sur elle. Elle fit un signe à son garde du corps qui se plaça derrière l’étranger et lui intima d’avancer. Alors, elle suivit les deux hommes vers le château, pas certaine d’avoir fait les bons choix, mais persuadée qu’elle aurait pu faire pire….
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Mar 13 Sep - 23:00

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Alors que je la fixais, le souffle court sous l'appréhension et le stresse, je vis dans son regard passer des émotions. Je fronçais les sourcils. Il y avait de tout, sauf de la joie. Elle semblait prise à des sentiments contradictoires. Le silence s'installa entre nous alors que la rue formaient un bourdonnements de voix et de sons qui s'entrechoquaient pour ne former qu'un bourdonnement indescriptible. Les yeux bleus de la jeune femme. Je ne pouvais défaire mon regard du sien. Mon souffle ralentit alors qu'un calme certain me transperça. J'ignorais comment. Peut être était ce sa présence qui finalement me donnait ce sentiment de confort? J'observais le moindre de ces gestes. Et alors qu'elle rompit le contact visuel, je revins à la réalité doucement et recula d'un pas.

Même si ce moment n'avais duré qu'une fraction de seconde aux yeux du monde, il semblait avoir duré des minutes à mes yeux. Je me secouais la tête alors que la jeune femme reprit sur un ton plus solennel. Les émotions avait cédé à un regard dur et froid. Je tournais la tête de chaque côté alors que le vacarme du village avait repris dans mes oreilles. Elle s'adressa à moi mais je ne compris pas sur le coup de quoi elle parlait. Son garde se plaça derrière moi sans que je ne le vois. C'est seulement quand il appuya sa main dans mon dos que je compris qu'il voulait que je suive la route qui menait au château.

Cette fois ci, la connexion avec la réalité était bien revenu et je réfléchissais. Je ne pouvais pas me présenter au clan. Il me jetteront en prison au meilleur des cas. Et elle s'était proposé de quoi? De faire ma défense? L'écossais qui lui servait de chien de garde grognait des mots en gaélique que je ne compris pas sur le coup mais cela voulait dire certainement "avance!" au vue de sa main qui ne cessait de me pousser.

-Ça va, j'ai compris! fis je sur le coup de la colère alors que je soutenais son regard. Je m'avançais toujours et demanda alors à mon ... Hôte?

-Comment est ce que je pourrais me défendre face au Conseil si je ne connais rien de vos coutumes? N'as tu pas entendu? Autant me trancher la gorge tout de suite!

Je continuais à marcher alors que les passants nous fixaient comme si nous étions l'attraction de la journée. Rectification. Nous sommes l'attraction de la journée. Je grognais alors que je tenais toujours mon sac à bandoulière sur mes épaules. Je me mis alors à observer la silhouette devant moi. Sa cape bleue cachait tout de la jeune femme. Seule ses cheveux marrons retombaient en une cascade de boucle qui semblait soyeuse au toucher. Evidemment. Elle n'avais pas un bain par semaine elle. Je soufflais alors, regrettant d'être sorti de chez moi et d'avoir chassé cette pauvre biche. Je fixais le ciel grisâtre alors que nous avancions vers le château.

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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Mar 20 Sep - 20:28

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’étranger semblait perturbé à l’idée de rencontrer le Conseil. Bien entendu, même pour quelqu’un qui ne connaissait rien à leurs coutumes, c’était quelque chose d’effrayant. Il était rare que le Conseil rencontre quelqu’un pour quelque chose de positif. Le trois quarts du temps cela finissait en peine plus ou moins importante. Mais il le fallait, Anne en était persuadée. Comment pouvait-elle faire demi tour et revenir sur ses positions ? Trop de témoins les avaient vus, elle s’était mise dans une mauvaise posture, autant que lui. Après tout, ce n’était qu’un étranger, pourquoi avait-elle peur pour lui autant que pour elle ? Quand il s’adressa à elle, elle haussa un sourcil. Elle réfléchit à ce qu’elle allait lui dire et finalement marcha à sa hauteur, le garde derrière eux avait posé la main sur son arme, prêt à intervenir au moindre mouvement suspect.

« Il le faut bien. Vous ne pouvez pas rester indéfiniment ainsi, sans le consentement du Conseil. Et puis figurez vous que je me suis mise dans une mauvaise posture moi aussi. J’en sais trop maintenant et il était hors de question que je vous Laisse repartir sans plus de cérémonies. »

Anne n’ajouta pas qu’elle aussi pouvait en prendre pour son grade à cause de cette histoire. C’était si simple pourtant, il aurait simplement fallu qu’elle ne pose aucune question, qu’elle arrête de se montrer curieuse. Pourquoi avait-il fallu qu’elle ouvre la bouche ?

Elle ne trouva rien à ajouter pendant tout le trajet. Ils arrivèrent un peu trop vite au château et, comme elle s’y attendait, des gardes étaient devant la porte, qu’ils tenaient ouverte, attendant leur arrivée. Marchant aux côtés du « prisonnier » elle lui chuchota :

« Je ne peux rien faire de plus que me porter garante pour vous, alors restez tranquille et si vous n’avez rien à vous reprochez, vous ressortirez d’ici. »

Elle ne savait pas trop si elle avait dit ça pour le rassurer lui ou elle. Ils entrèrent dans la grande salle du château, celle qui comportait un unique trône en bois, où son père siégeait. A ses côtés, sur une chaise décorée de façon bien trop ostentatoire pour son rôle, son mari était assis. Les sourcils froncés, il avait l’air furieux. Cela ne changeait pas trop de d’habitude. Les gardes s’écartèrent, les laissèrent entrer. Le Conseil, composé d’une dizaine d’hommes, d’honorables pères de familles et chefs de guerre, promus au Conseil de pères en fils depuis des générations et censés aider au mieux le chef de clan, étaient alignés de part et d’autre de la salle, les regardant passer. Les portes se fermèrent derrière eux en un truc secs et lourds. Finalement, le garde qui poussaient l’étranger s’arrêta devant le trône et recula de deux pas. Anne s’agenouilla devant son père et son mari et baissa la tête avant de la relever, restant pourtant au sol, elle :

« Mon cher mari, je vous souhaite le bonjour et un bon anniversaire. Père, je me présente à vous aujourd’hui pour vous faire part d’une requête. »

Son père grogna :

« Je sais. Ce que je ne sais pas par contre, c’est pourquoi c’est toi qui nous amène cet étranger. Pourquoi n’as-tu pas demandé conseil à ton mari avant d’agir ? »

Anne jeta un œil à son dit mari qui la fixait d’un regard noir :

« Et bien il a fallu agir rapidement, j’ai fait ce que je pensais le mieux pour le clan. »

Son mari se leva et s’adressa au Conseil :

« Messieurs, je m’excuse pour le comportement de ma femme aujourd’hui »

Puis se retournant vers elle :

« Et je ferai en sorte que cela ne se reproduise plus. »

Anne se passa la langue sur les lèvres puis sur un signe de la main de son père, elle se releva. Son mari reprit sa place et Anne s’adressa à la fois à son père et au Conseil tout entier :

« Je me ferai porte parole de cet homme si tel est votre bon vouloir. Il se nomme Morgan et est étranger à nos terres. Il vient demander doit d’asile. Bien qu’il soit ici depuis un moment, il ne connaît pas nos coutumes et ne savait pas comment s’y prendre pour obtenir votre approbation. Mais il se montre à vous aujourd’hui en toute transparence, en espérant pouvoir vous convaincre de sa bienveillance. »

Elle arrêta de parler et se tourna une seconde vers le dit étranger. Pendant une nouvelle seconde, elle plongea son regard dans le sien. Mais elle avait vite compris que ce n’était pas la chose à faire, elle savait qu’elle s’y perdrait de nouveau.

Son père prit la parole, faisant sursauter Anne :

« Alors étranger, d’où viens tu et pourquoi souhaites tu vivre sur nos terres ? Qu’as tu à nous apporter en échange de cette hospitalité ? »
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Ven 30 Sep - 15:35

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Elle m'expliqua alors qu'elle aussi s'était mise dans une mauvaise posture. Elle marchait à côté de moi, ses cheveux bouclés s'agitant au rythme de sa marche. Elle semblait anxieuse pour le coup et cela ne fit que monter mon propre stress. L'idée d'agresser le garde quitte à mourir sur le champ me pris mais trop tard, nous passions déjà les lourdes portes de bois du château.

Je ne l'avais jamais vu d'aussi près et je ne put que déglutir face à l'épaisseur des murs. La cour intérieure n'était que boue et plusieurs écuries s'alignaient contre les murs. Je suivais la jeune femme à travers la cour. Nous montions des escaliers sur le côté et la jeune femme repris en chuchotant. Je dus tendre l'oreille pour comprendre ce qu'elle me disait. La mise en garde était claire. Pas bouger tant qu'on m'en avait pas donné l'ordre. Voilà pourquoi je n'aimais pas les lois et la hiérarchie. Tout n'était que codes, règles à respecter... Je grognais alors que nous avancions maintenant dans un couloir étroit. Les meurtrières sur les côtés, laissait passer la lumière grisâtre qu'il faisait dehors.

Elle s'arrêta devant des portes en bois plus grande que les autres. Certainement la porte du conseil. Je déglutis alors qu'elle s'ouvrait. La jeune femme y entra mais je restait paralysé devant. Se fut le garde qui me lança un hargneux"Avance!" avant de me pousser dans la salle. Je tenais toujours mon sac rempli de peau de bête dont celle de la biche. Je fus poussé jusque devant une dizaine de chaise où des hommes semblaient plus grave les uns que les autres. Deux sièges semblaient plus richement décorés que le reste. Un vieillard se tenait sur le premier. Un autre au visage froid et sévère se tenait sur le deuxième. Je fus mis à genoux par le garde et je grognais en tombant au sol, le fusillant du regard. La jeune femme qui m'avait amené jusqu'ici s'agenouilla elle aussi et pris la parole.

L'échange ne me laissa pas indifférent. Comment pouvait on la traiter ainsi? Je fronçais des sourcils en croisant le regard de l'homme au visage froid qui semblait être le mari de la jeune femme. Alors... Elle serait princesse? Oh bordel. Mais dans quoi je me suis fourré? Je gardais le silence en serrant la mâchoire. Elle se releva au bout d'un moment et elle prit encore la parole, d'une voix plus forte et plus assurée. Il ne faisait maintenant aucun doute de son rang. Comment ne l'avais je pas remarqué avant? Elle expliqua alors que je venais ici en toute transparence et j'eus qu'un sourire narquois en coin de lèvre. Le père tourna son visage alors vers moi et me posa quelques questions. Je me redressais en laissant mon sac au sol et pour la première fois pris la parole.

J'ignorais qu'il fallait demander l'avis de votre conseil pour vivre sur vos terres. Je vis dans les bois pas très loin de votre village. Si je suis ici c'est pour fuir le combat entre les anglais et vous. Je ne les aiment pas mais je ne souhaite pas me battre. Je suis chasseur. Et j'ai eu le malheur de chasser une biche. C'est pourquoi je suis ici devant vous. Votre fille passait par le tanneur pour faire un cadeau à son mari. Elle a vu ma peau de biche à ce moment. Je ne fait donc que vous la restituer, selon vos traditions.

Je m'inclinais légèrement et ouvrit mon sac pour en sortir la peau que je posais devant en la déroulant. Je reculais sous la pression des gardes. La tension était palpable et je repris pour détendre l'atmosphère.

Ce que je souhaite, ... Seigneur, c'est de pouvoir continuer à vivre dans la forêt et continuer à chasser. En échange, je ne vendrais mes peaux qu'à vous seul.

J'avais largement ignoré la première question mais j'espérais que son père l'aurais oublié vu l'histoire que je lui ai raconté. Après tout c'était la vérité. Et faire passer cette princesse pour une épouse aimante auprès de son mari pourrait arranger les choses auprès d'elle. Je risquais un coup d’œil discret dans sa direction en lui adressant un mince sourire.

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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Mer 19 Oct - 10:18

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Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi. Et d'un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Anne n’était toujours pas certaine d’avoir fait les bons choix, d’avoir pris les bonnes décisions. Mais il était bien trop tard pour y penser. Elle était maintenant face à son père, qui dirigeait le clan et donc le Conseil, et face à son mari qui, probablement, tiendrait un jour le même rôle, si tel était le bon vouloir des membres du Conseil. Elle ne pouvait donc plus reculer et était bien décidée à assumer sa décision jusqu’au bout. Le problème était qu’elle n’avait aucun pouvoir sur les agissements de l’étranger. Alors, quand il prit la parole, elle se mordit les lèvres.

Son accent était flagrant et personne n’aurait pu passer à côté. Quand il commença à parler, certains membres du Conseil, outrés, s’indignèrent. Mais, d’un geste de la main, le chef du clan Fraser les fit taire. Il avait toujours été impartial dans sa justice. Il souhaitait prouver, une fois encore, sa sagesse. Le Conseil se tût et écouta donc l’étranger sans l’interrompre. Anne entortillait ses doigts dans les plis de sa robe. Sa nervosité était palpable. Sans savoir pourquoi, elle avait peur de ce que son père déciderait. Et à vrai dire, elle stressait aussi pour elle-même, ne pouvant s’empêcher de jeter de temps en temps un regard à son mari.

L’histoire de la visite chez le tanneur pour le cadeau d’anniversaire ne sembla pas l’émouvoir une seule seconde. Et pour cause : le Conseil semblait scandalisé par la présence d’un Anglais dans le château. Les tuniques rouges leur avaient déjà tout pris… Et puis, le clan Fraser soutenait en secret les Jacobites. Alors, beaucoup de personnes ce jour-là avait peur d’une chose : qu’il ne soit qu’un espion.

Quand Morgan termina son récit, tout le monde observa la peau de biche au sol. Des murmures s’élevèrent. Anne commençait à s’agiter, regardant tout le monde autour d’elle. Finalement, le chef reprit la parole :

« Je t’ai écouté étranger. A ton tour de m’écouter. Chaque habitant de nos terres paye son impôt au clan Fraser. Tu es ici depuis longtemps semblerait-il et tu as dérogé à cette règle. De plus, tu chasses nos bêtes, celles qui nourrissent le clan. »

Il laissa peser ses mots un long moment avant de prendre la parole :

« Voilà tout ce qui pourrait être jugé contre toi. Mais par-dessus tout étranger, me voilà confronté à un dilemme. Soit je contredis l’image impartiale que le me plais à me donner en t’exécutant sur le champ. Parce que tu es un traître, parce que tu nous voles nos ressources et parce que je ne veux pas que mon peuple ait peur. Soit je décide de te laisser une chance. Mais dans ce cas, au vu du travail que tu devrais fournir au château pour payer tes dettes, tu passerais trop de temps auprès de nous et je prendrai alors le risque que tu sois un espion. »

Il se gratta la barbe en réfléchissant. Anne observait son père. Elle le connaissait si bien maintenant. Et il n’avait pas menti, il hésitait réellement. Il aurait pu demander à Morgan de donner ses arguments pour sa défense. Mais cela ne servait à rie. Que croirait la parole d’un Anglais en ces lieux ? Finalement, le père d’Anne claqua des doigts et désigna sa fille et l’étranger d’un signe de tête. Des gardes entourèrent l’étranger et une femme arriva, entraînant Anne à la suite des gardes. On les fit sortir de la grande salle et les gardes firent entrer l’étranger dans une pièce adjacente. La femme, qui était en réalité une des domestiques d’Anne, entra à sa suite, entraînant Anne avec elle. Les gardes fermèrent les portes derrière eux. La domestique retira la cape des épaules d’Anne puis prit soir de refaire la coiffure de la Fraser. Ensuite, elle sortit. Anne s’assit dans un des fauteuils qui longeait les murs. Elle soupira et regarda d’abord ses propres mains, nerveuse, avant de lever les yeux sur lui :

« Mon père est en train de délibérer avec ses conseillers. Nous devrions avoir sa décision dans peu de temps. »

La domestique revint alors et posa un plateau avec des boissons et de quoi manger puis elle sortit de nouveau. Anne se mordait la joue quand elle reprit la parole :

« Je suis vraiment désolée pour tout ça… Vraiment. Je n’aurais tout simplement pas dû vous poser de questions. J’aurais simplement dû suivre ma journée qu’elle devait se passer... »


En parlant, elle réfléchit à ce qu’elle disait. Sa journée devait se passer comme d’habitude, être extrêmement banale. Elle aurait dû se passer comme cela parce qu’alors, rien n’aurait changé. Maintenant, elle avait l’impression que tout était chamboulé. Comment un si petit incident, une si petite question, avant pu changer les choses à ce point ? Maintenant, elle avait peur de la décision que prendrait son père et le Conseil. Et elle avait peur des répercussions par son mari. Anne n’était pas une femme soumise, mais face à la force d’un homme, elle ne pouvait que d’avouer vaincue. Que plus est, elle avait une place sociale à tenir, parce que c’était son rôle, point.
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Mer 19 Oct - 15:10

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Alors que je parlais, des voix murmurèrent autour de moi. Avais je un accent aussi... facile à trouver pour que déjà les mots tuniques rouges et espion jaillissent de leur bouche? Je n'en savais rien. Je serrais les dents après ce que j'ai put raconter. D'un geste de la main, le chef de clan les fit taire. Oh. C'est lui qui commande alors? Et alors qu'ils prit les paroles, je m'indignait. Je m'agitait alors qu'il prenait encore la parole. Je protestais.

Quoi? Un espion... C'est absurde! fis je en levant la voix mais celle du chef de clan se fit plus forte et des gardes me prirent les bras pour m'empêcher d'aller où bon me semble. Je soutenais le regard du chef de clan. Alors tuez moi qu'on en finisse!

Un silence plana après cela. D'autres gardes arrivèrent et m'encerclèrent ainsi que celle qui était la cause de tout ça. On nous jeta sans préavis dans une salle sans fenêtre, porte close. Je hurlais de rage à cet instant sans me soucier de savoir ce que la Lady pouvait bien penser de moi. Je tambourinais à la porte, cherchant à attirer l'attention.

JE NE SUIS PAS UN ESPION!

Je soufflais en passant une main dans mes cheveux alors que la jeune femme pris la parole. Je risquais un coup d’œil dans sa direction alors qu'elle parlait. Un simple souffle narquois sortit de mes lèvres à cet instant. Entre le mépris et le dégoût. J'aurais mieux de m'abstenir de chasser cette biche. Cette fois ci résigné, je glissais le long du mur de pierre, m'asseyant à même le pierre. Quand elle eut finit, elle semblait complètement abattue. Je soupirais et lui lança alors:

-Vous m'éprenez pas Princesse. Vous avez fait ce qu'il fallait pour votre clan.

Une domestique revint déposer de quoi manger sur la table et s'enfuit en courant en posant un regard sur moi. Je fait donc si peur que ça? La jeune femme repris la parole encore, s'excusant cette fois ci et qu'elle aurait dut rester à sa place. Je levais les yeux aux ciel et répliqua.

-Et pourquoi vous l'avez fait alors? Ils ont raison, vous avez raison. Je suis bien Anglais. Mais un déserteur. Du genre à ne plus supporter les ordres. Je pensais que les tuniques rouges étaient ce qu'il y avait de plus brave et fort en ce maudit monde.... un rire jaune prit place dans ma gorge. Je me trompais.

Je soufflais et ferma les yeux. Cette nuit où ce village a été brûlé... Je me levais et attrapa une pomme qui trônait sur le panier de fruit et m'approcha de la jeune femme.

-C'est moi qui suis désolé de ne pas avoir respecté vos traditions...

Je lui tendit la pomme avec un sourire. Elle n'y était pour rien au final. Tout n'était que la faute de ces maudites lois. Encore et toujours des règles. Quand cessera t-on de s'enchaîner à cela?

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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Dim 23 Oct - 13:28

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Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi. Et d'un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Anne, qui ne s’était pas attendu à une réaction aussi soudaine et violente, sursauta quand Morgan tambourina comme un fou à la porte fermée. Elle se mordit fortement la joue quand il hurla et elle crispa les doigts dans sa robe. Anne n’était pas une femme battue. En tout cas, pas dans le sens où on l’entend. En tant que dame de la cour, il fallait qu’elle soit un minimum respectée par son mari. Mais dans tous les cas, les hommes dominaient dans cette affreuse réalité. Et quoiqu’il arrive, son mari devait toujours avoir le dernier mot, parfois en haussant le ton, d’autres fois en menaçant. Entendre l’étranger crier alors qu’elle était enfermée seule avec lui, lui fit peur. Elle fit un léger mouvement de recul, dans son fauteuil, sans le lâcher du regard. Mais son air restait impassible, elle avait des années d’expérience et jamais, jamais, jamais, elle ne devait montrer sa faiblesse.

Anne le suivit du regard, même quand il se laissa glisser au sol d’un air abattu. Elle le fixa. Son visage était neutre, presque hautain même. Mais dans ses yeux brillait une sorte de curiosité. Quel était donc cet homme qui hurlait dans son château ? Anne allait ouvrir la bouche pour répondre, pour lui dire qu’il ne servait à rien de crier. Et puis finalement elle referma la bouche. La place d’une femme n’était-elle pas de se taire et d’obéir ? De rendre son mari et son père fier ? Elle n’avait pas envie qu’on lui reproche encore d’autres choses, c’était insupportable. Alors elle se contenta de rester sur place, sans rien ajouter de plus. En tout cas, jusqu’à ce qu’il prenne la parole de lui-même. Anne se mordit la joue en l’écoutant sans l’interrompre. Puis elle fronça les sourcils quand il lui dit qu’elle avait eu raison de faire cela. Personne ne semblait d’accord à ce sujet visiblement. Elle était persuadée qu’elle allait encore s’en mordre les doigts dans peu de temps quand elle devrait faire face à son mari. Son père n’était pas stupide et semblait avoir compris qu’elle n’avait pas eu trente six solutions face à la situation. Mais son mari penserait avant tout à l’image que cela donnait de lui au Conseil, un mari incapable de tenir sa femme convenablement. Quelle honte…

La suite la laissa en plein doute. Il semblait vouloir se défendre. Ou du moins, même s’il ne l’avouait pas, il semblait avoir envie qu’elle sache la vérité. Il expliquait son ressenti, pourquoi il était là. Alors que rien ne l’y obligeait. Mentait-il ? Essayait-il de se mettre la jeune Fraser dans la poche pour ainsi pouvoir se rapprocher de son père et avoir des informations ? Et bien, c’était peine perdue. Peu de gens intéressaient vraiment à Anne dans le château, et ce n’était pas en se rapprochant d’elle qu’on s’approchait de son père. Son mari l’avait bien compris et n’avait même pas cherché à l’amadouer elle, il était directement allé vers son père. A tel point qu’Anne se demandait souvent si ce n’était pas avec son père qu’il était marié au final… Elle soupira et leva les yeux sur lui en affichant un petit sourire presque triste :

« Si vous dites la vérité, vous êtes quelqu’un avec un grand courage pour avoir osé défier toute une armée en la désertant. Et je regrette alors que nous ne vous aidions pas plus que cela. Mais vous savez, je ne pourrais pas faire grand-chose de plus. Mon opinion n’a pas vraiment sa place dans la salle du Conseil. »

Elle haussa ensuite un sourcil quand il lui tendit une pomme. Elle fixa d’abord le fruit puis releva les yeux sur lui avec un sourire ravi. Ce simple geste l’enchantait. Parce qu’Anne n’avait pas réellement l’habitude qu’on lui accorde un peu d’attention. Elle avait appris, depuis longtemps, à s’occuper d’elle-même et à obtenir de toutes les façons possibles ce qu’elle voulait, sans attendre qu’on lui donne tout tout cru.

« Et bien voyez m’en désolée à mon tour. Nos traditions ne sont peut être pas logiques pour tout le monde et au lieu de vous harceler de questions j’aurais simplement pu vous aider… Je suis navrée d’être aussi… lâche. »

La porte s’ouvrit à ce moment à la volée. Deux gardes vinrent entourer Morgan pour le raccompagner dans la grande salle et Anne suivit sans qu’on lui demande. Ils se retrouvèrent de nouveau devant le père d’Anne et les membres du Conseil étaient toujours assis à leurs place. Le chef fit un signe pour que les gardes lâchent l’étranger et se reculent d’un pas. Anne s’approcha, venant se placer à côté de l’étranger et fixa son père, attendant le verdict.

« Les sages membres du Conseil m’ont donné leur point de vue. Voici mon verdict. Étranger, nous te laissons droit d’asile sur nos terres. Mais, en conséquences, tu devras vendre les peaux que tu récupères au clan Fraser et tu devras t’acquitter des impôts que tu dois au clan. Pour cela, et pendant une durée de deux mois, tu viendras, chaque matin de chaque jour, au château. Puisque c’est ma fille qui t’a amené ici, elle sera ta maîtresse. Tu devras lui obéir et accomplir les tâches qu’elle te demandera, afin de rendre service au château. Tu seras une main d’oeuvre de plus, afin de prouver ta loyauté et ton implication. »

Il esquissa un sourire en voyant le regard désemparé d’Anne. Elle allait intervenir mais sur un geste de la main de son père, elle se tut. Elle savait pourquoi il faisait ça. A la fois, il pourrait avoir Morgan à l’oeil, de plus il lui serait utile pour tout un tas de choses ingrates, et le fait qu’il ne soit en contact qu’avec elle effaçait toute possibilité d’espionnage puisqu’elle était censée ne rien savoir sur rien. Et puis c’était un peu leur façon de la punir elle. Parce qu’avoir un étranger à ses côtés, cela voulait dire qu’on allait épier ses moindres faits et gestes. Elle fronça les sourcils mais ferma sa bouche, ne disant rien, acceptant, comme toujours, la parole de son père. Celui-ci regarda Morgan :

« Acceptes-tu ces conditions étranger ? Nous te laissons le choix entre cela ou quitter nos terres. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser   Dim 23 Oct - 16:21

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I'm just a seller...

Un sourire ravi traversa son visage quand je lui tendit la pomme. Que pouvait elle bien penser pour exprimer une telle joie sur son visage? Je restait là bloqué avec la pomme au creux de mes mains quand elle reprit la parole. Elle s'excusa. Je n'en avais jamais demandé. Je restais là, alors que malgré moi, un sourire traversait mes lèvres.

Il s'éloigna bien vite et recula de deux pas rapidement quand la porte s'ouvrit à la volée. Je mis la pomme dans la poche de ma veste et les poussa de l'épaule les fusillant tout deux du regard. Je connaissais la chanson. Il n'en avait cure et revinrent tout deux serrer leurs prises autour de mes bras me traînant ainsi jusque devant le père, le mari et le reste du conseil. Un silence pesant avait envahi l'espace alors que la princesse vint se mettre à mes côtés. Je sentis qu'elle voulait prendre la parole. Son père aussi car il l'en empêcha d'un geste de la main.

Le chef de clan prit alors la parole et je grinçais des dents, serrant la mâchoire alors que plus il parlait, plus un sentiment de frustration me prit. J'étais enfermé dans un château! Attaché à quelqu'un comme un vulgaire esclave.... Je gardais la tête haute même si je sentais une colère sourde monter en moi. Le silence reprit de plus belle alors que le chef de clan soutint mon regard et me demanda si j'acceptais ces conditions ou si ce n'était pas le cas, il se fera une joie de me renvoyer en Angleterre. Ma tête certainement séparé de mon corps avec les remerciement du chef.

Entre les deux possibilité, au final, je n'en avais qu'une. Un choix imposé.

-Je crois bien ne pas avoir le choix que de rester au château. Il est hors de question que je retourne en Angleterre.

Même si cela en coûtait ma liberté pour deux mois. Deux mois à tenir et c'était fini.

© charney

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[Terminé] We were never welcome here at all || Anne Fraser

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